Déclaration de la FSU-BnF au comité technique de février 2017

c4ab3buw8amdbpr-jpg-largeMadame la présidente de la BNF,

la section FSU-BNF tient à vous alerter sur la situation de crise qui s’accroît depuis plusieurs années et qui semble infinie. Le contexte, que nous qualifions de calamiteux, a des conséquences si graves sur la santé physique et morale des personnels qu’ils ne sauraient l’endurer plus longtemps.

Alors que les salariés de notre établissement continuent de travailler dans des conditions fortement dégradée  pour que les missions dévolues à la BNF puissent être maintenues, de nouvelles missions, ou des évolutions tellement importantes qu’elles changent la nature de ses missions, sont imposées par les tutelles sans tenir compte des circonstances. De notre point de vue ce  tournant, ne peut s’envisager pour l’instant. Nous sommes donc contraints de vous dire que, bien au contraire, les conditions sont réunies pour aggraver davantage la situation des personnels. Seul un moratoire général serait en mesure de vous laisser le temps de régler les problèmes.

  1. Alors qu’ils augmentent, les risques psychosociaux ne sont toujours pas intégrés dans le document unique (DUERP). Nous vous rappelons qu’ils devaient l’être au plus tard en 2015.
  2. Le système d’alerte et de veille sociale est si compliqué qu’il n’a aucune efficacité.
  3. On continue à renvoyer sur la médecine de prévention les personnes en souffrance alors que le service médical est en sous-effectif chronique ; de surcroît le peu de salariés qui continuent d’y travailler sont eux-mêmes en souffrance au travail.
  4. Les accidents du travail et les maladies professionnelles sont en augmentation.
  5. Le réseau des assistants de prévention n’a pas pu encore donner tout ce qu’il pouvait.
  6. Les conditions de travail, malgré quelques efforts, sont telles que la BNF n’a plus rien d’attractif pour les fonctionnaires. Reconnaissance et promotion des agents, idem.
  7. Management qui reste souvent de type autoritaire ou paternaliste.
  8. Plusieurs services sont en risques graves reconnus (prêts, accueil, expositions, médecine, etc)
  9. Enfin, alors qu’on pouvait s’en douter ; après plusieurs alertes, la fonction RH va être réorganisée avec les risques que cela implique.

Malgré ce constat non exhaustif, les évolutions, réorganisations, restructurations ne cessent de se succéder sans que les salariés voient leur situation s’améliorer. Vous ne pourrez pas compter sur le seul dévouement et l’abnégation du personnel pour mener à bien ce tournant que vous appelez de vos vœux. “Provoquer un réflexe BNF” ou “créer une communauté BNF” ne suffira pas comme mot d’ordre pour mobiliser les volontés. Seule la preuve de votre attachement à l’humanité dans le travail pourra motiver les personnels. La preuve en serait une pause dans les réorganisations, pour régler les problèmes qui touchent directement et quotidiennement tous les salariés de la BNF. Les tutelles devraient pouvoir attendre. A défaut, il faudrait se donner les moyens de les en convaincre.

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