La FSU-BnF obtient un moratoire concernant la réorganisation de la fonction Accueil

Alors que la Direction s’apprêtait à lancer une grande réforme de la politique d’accueil des publics avec notamment des nouvelles modalités d’inscription et une carte unique, la FSU-BnF a obtenu, lors du CHSCT de janvier 2017, un moratoire au sujet des mesures les plus nuisibles pour les personnels.

Lors du CHSCT du 30 janvier, un point figurait à l’ordre du jour au sujet de la réforme prévue par l’administration au sujet de l’évolution de l’inscription et de l’accueil des publics. Il s’agissait pour la Direction de la BnF de réformer la politique tarifaire, d’instaurer une carte unique BnF-INHA-ENC ainsi que de réorganiser la fonction Accueil.

La réforme voulue par la Présidence s’inscrit, ne l’oublions pas, dans la continuité de la rénovation exorbitante – 4 millions d’euros volatilisés – et calamiteuse du Haut-de-Jardin et la création contestable d’une nouvelle entrée. Elle  intervient dans un cadre qui voit les conditions de travail des agents et l’accueil des usagers fortement dégradées en raison de l’incapacité de l’Administration à comprendre et répondre de manière satisfaisante à des problèmes structurels – températures, bruit, signalétique, circulations des flux, etc. – autant qu’à des problématiques liées à définition des missions et à l’identification des publics et de leurs besoins. Les personnels dont les missions sont liées à l’accueil, à l’orientation et à la médiation se voient-ils contraints de travailler dans des espaces hostiles, désorganisés, impensés quand la direction semble contrainte par un calendrier politique visant à changer la politique des publics et l’image donnée par l’établissement. Nous avons réaffirmé que ces problèmes ne constituaient pas une simple addition mais une conjonction des phénomènes souvent différents mais dont l’interaction devait être mesurée et comprise, puisqu’au centre de tout cela il y avait des collègues sommés de faire face à une pression constante et croissante et dont la santé physique et morale allait en se dégradant – la multiplication des accidents de travail et des crises d’angoisse en atteste.

La FSU-BnF est intervenue pour mettre en garde la Direction  contre la mise d’un œuvre d’un tel projet dans le contexte difficile que connait la BnF en ce moment, à savoir celui d’un établissement public ne parvenant plus à retrouver son souffle après avoir été secoué et affaibli par plusieurs contre-réformes infructueuses et crises structurelles consécutives. La FSU-BnF a donc demandé à la directrice générale la mise en œuvre d’un moratoire concernant ces réformes, défendant l’idée qu’elles ne pourraient  commencées que lorsque les problèmes déjà existants seraient réglés. Elle a été rejointe dans cette demande par la CGT-BnF et SUD-Culture.

La directrice générale a  compris qu’il n’était pas possible de subordonner les questions liées à la santé et à la sécurité des personnels à des impératifs techniques ou organisationnels : elle a donc accepté le moratoire que nous avons proposé en apportant des précisions quant à la position conciliante de l’administration.

Cette décision de suspendre la mise en œuvre de ces mesures dans un tel contexte dangereux pour la santé des collègues est une victoire importante obtenue dans le cadre du dialogue social.

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