Projet Richelieu, les travaux montent en puissance : attention danger !

Cette rentrée 2011 aurait dû marquer le début de travaux de réhabilitation de la zone 1 du quadrilatère Richelieu en entrant dans le « vif du sujet », mais des retards sont d’ores et déjà pris : des travaux préalables ne sont pas finis ou faits (installations, curage,…). Aussi, la réouverture promise pour 2014 ne devrait vraisemblablement survenir qu’en 2015. Quoi qu’il en soit, les répercussions du projet Richelieu sur les conditions de travail des personnels durent déjà depuis près de 2 ans :

la mise en chantier de la zone 1 a eu des conséquences sur le travail quotidien d’un grand nombre d’agents : déménagement des collections, installation des bureaux dans des modulaires, organisation de navettes pour rapatrier les collections entreposées à Tolbiac…

A cette dégradation des conditions de travail inhérente à la décision de maintenir en activité une partie du site (zone 2), se sont ajoutés les imprévus propres à tout chantier de cette envergure. Par exemple, l’atelier des combles abritant un atelier de restauration et un atelier de numérisation devait à l’origine être maintenu en activité durant les travaux de la zone 1. Mais la nécessité de prolonger le mur coupe-feu le long des baies vitrées de cet atelier a eu pour conséquence d’occulter l’ensemble des fenêtres. Dans l’urgence, il a fallu organiser le transfert des personnels dans de nouveaux locaux. A leur demande et avec le soutien des organisations syndicales, les agents de l’atelier de restauration ont pu être maintenus sur le site Richelieu dans l’atelier des sous-sols. Quant à ceux de l’atelier de numérisation, ils ont été affectés à Tolbiac.

Enfin, pour ne rien arranger, la volonté de faire des économies de bouts de chandelles sur un chantier de plusieurs centaines de millions d’euros s’est parfois payée au prix fort pour les personnels : ainsi, les travaux d’installation de la climatisation dans les modulaires se sont achevés le 7 juillet 2011, soit près d’un an et demi après l’installation de ces modulaires, alors même que cette climatisation prévue à l’origine a été abandonnée pour son coût prétendument excessif. Malgré des modulaires transformés en mini-fours durant l’été 2010, il a fallu toute l’opiniâtreté des personnels et de leurs représentants syndicaux en CHS pour qu’une climatisation digne de ce nom soit enfin installée dans les modulaires.

La fin des travaux préparatoires au démarrage effectif de la réhabilitation de la zone 1 ne signifie absolument pas que le plus dur serait passé pour les personnels : la montée en puissance d’un chantier qui mobilisera à terme près de 250 ouvriers va se traduire au contraire par une démultiplication des risques potentiels et des nuisances de toutes sortes.
Nuisances sonores et vibrations affecteront au premier chef les personnes travaillant dans les parties des départements contiguës au mur de séparation entre les zones 1 et 2, à savoir les Estampes (salle de lecture et magasin central), la salle de lecture Mazarine, la galerie Mansart, le Département des Manuscrits (bureau des magasiniers et administration).
En revanche, tous les départements seront concernés par les risques éventuels occasionnés par un chantier de cette importance : des moindres : coupures intempestives des fluides énergétiques : eau, électricité jusqu’aux plus graves départ d’un feu en zone 1 et sa propagation possible par les ouvertures naturelles : conduites, gaines, trémies.
Dans ces conditions, le renforcement des dispositifs de sécurité devient une nécessité absolue : le détachement d’une équipe supplémentaire de 6 sapeurs-pompiers sur le site constitue un gage de sécurité important. Non moins crucial est la modification, réclamée depuis le début par les organisations syndicales, de la responsabilité de sécurité du Quadrilatère (zone 1 et 2) : désormais, le service de prévention de sécurité incendie aura autorité sur l’ensemble du site, et plus uniquement sur les zones restant en activité, renforçant ainsi la cohérence et l’efficacité du dispositif de sécurité.

Si ces mesures vont dans le bon sens, en revanche les atermoiements de la direction de la BNF sur l’avenir du service médical ne laissent pas d’inquiéter. Dans le cadre du redéploiement des services situés dans les bâtiments du 61 rue de Richelieu, l’infirmerie va devoir déménager. Mais pour l’instant, le plus grand flou règne sur sa future destination. La direction n’est toujours pas en mesure d’annoncer dans quels espaces le relogement pourrait avoir lieu.

Pour la FSU, le maintien d’un service médical de qualité sur le site de Richelieu dans des locaux appropriés, si possible sur le quadrilatère, est absolument indispensable au moment même où les travaux commencent. C’est la position qu’elle a toujours défendu, a fortiori depuis l’annonce de la fermeture du 61 rue de Richelieu. De manière générale, dans une période marquée par l’augmentation potentielle des dangers pour la santé des agents et par la dégradation accrue de leurs conditions de travail, la FSU veillera plus que jamais au respect : des normes d’hygiène et de sécurité, des engagements de la direction concernant l’absence de suppressions de postes sur le site Richelieu durant la durée des travaux.

 
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