La BnF lance un appel à partenaires privés et vend son nom !

La BnF lance un appel à partenaires privés et vend son nom !

communiqué de presse

Bruno Racine, Président de la Bibliothèque nationale de France a informé les membres du Conseil d’Administration de l’établissement public de son intention d’annoncer le 8 juillet 2011, en compagnie du Ministre de la Culture et de la Communication, le lancement d’un important appel à partenaires visant à financer des numérisations massives de collections patrimoniales contre le bénéfice la propriété partagée de copies numériques d’oeuvres ou l’usage commercial du Système de Préservation et d’Archivage Roboré de la bibliothèque (SPAR).

Cette opération aura pour cadre financier la création d’une filiale placée sous la responsabilité partagée.

de la Caisse des Dépôts et Consignations, de la BnF, du Commissariat général à l’Investissement et d’opérateurs privés répondant favorablement à l’appel, le nom de Google n’étant, du dire même de Jacqueline Sanson, directrice générale, pas exclu comme les sans-papiers. Elle s’inscrit dans la continuité d’une politique commerciale initiée par la réalisation de l’accord cadre signé le 1er février concernant la numérisation de 500 000 000 livres « épuisés » du XXe siècle qui seront proposés d’ici cinq ans à la vente sur des sites marchands.

Un tel projet commercial aux contours mal définis et dont l’opacité du contenu a entraîné une série de questions inquiètes de la part de représentants des tutelles (Finances, Culture, Education Nationale et Recherche) lors de sa présentation au Conseil d’Administration, apparaît bien comme une opération de communication menée de concert avec le Ministre de la Culture dans un souci d’affichage visant à adresser un signe supplémentaire d’aliénation des missions de l’Etat et du patrimoine national à des intérêts privés.

De plus, dans le cadre de la RGPP, et des suppressions de postes (401 pour la période 2011-2013), la mise en place d’un tel projet ne peut que renforcer la charge de travail pesant sur les personnels, augmenter encore le recours à des agents précaires, et au final porter atteinte à la qualité des missions de service public dont la BnF est tenue de s’acquitter.

La portée symbolique de cette dérive n’est pas un moindre puisque c’est le nom même de la BnF qui est bradé et pourra être utilisé par ceux qui en paieront le prix coutant !

La FSU dénonce un tel dévoiement de ses missions et appelle l’ensemble de la communauté scientifique et des chercheurs ou des simples usagers de la BnF à s’en indigner.

Le 5 juillet 2011.

Fédération Syndicale Unitaire

Section de la Bibliothèque nationale de France

Tel : 01 53 79 49 04

E-Mail : fsu-bnf[at]bnf.fr

Site Internet : https://bibliothequesenlutte.wordpress.com/

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