Extension des horaires d’ouverture à la BNU de Strasbourg

Le personnel de la Bibliothèque Nationale et Universitaire (BNU) de Strasbourg et ses sections syndicales SNASUB-FSU et SNPREES-FO, s’opposent à l’extension des horaires d’ouverture dans les conditions où la direction entend les mettre en place : sans moyens supplémentaires, et sans création de postes statutaires, alors que les conditions de travail actuelles (chantier « BNU nouvelle ») sont particulièrement difficiles.

Les horaires d’ouverture du samedi ont déjà été étendus et l’extension de l’ouverture au dimanche se profile pour 2014. Le projet en cours impose aux personnels de passer leur horaire hebdomadaire de 35 h à 37 h et d’ouvrir les samedis en été.

Nous vous invitons à prendre connaissance des revendications du personnel de la BNU : http://appeldestrasbourg.unistra.fr/2011_BNUpetition_finale.pdf
et à signer massivement la pétition en ligne : http://appeldestrasbourg.unistra.fr/petitions/?petition=7

Si les revendications ne sont pas satisfaites d’ici là, le personnel de la BNU sera en grève le 8 avril, jour du Comité Adminstratif de la BNU devant avaliser le projet.

Ci-dessous, un article des Dernières nouvelles d’Alsace en date du 5 avril 2011 , qui traite de cette situation lamentable.

Strasbourg / Bibliothèque nationale et universitaire

Mouvement de grève en vue vendredi

Deux syndicats, voire trois, appellent ce vendredi 8 avril à la grève à la Bibliothèque nationale universitaire de Strasbourg (BNUS). Le mouvement sera vraisemblablement bien suivi.

La FSU et Force ouvrière ont signé un tract commun. Le SGEN se rallierait au mouvement. Hier, une deuxième assemblée générale des salariés de la BNUS réunissait une petite centaine de personnes sur le site de la rue Fischart. Majoritairement décidés à faire capoter le projet de la direction concernant le temps de travail.

« Passage en force »

Dans le détail, les représentants du personnel assurent avoir découvert le projet huit jours avant le dernier comité technique paritaire. « Tous les représentants syndicaux ont voté contre, mais il ne sʼagit que dʼun avis consultatif ». De fait, le conseil dʼadministration de ce vendredi doit entériner la décision.

« Nous avons été pris de court et notre direction nʼoffre aucun espace pour la négociation ». Dʼoù le recours à la grève pour des personnels qui, traditionnellement, ne sont pas des va-t-en-guerre. Mais qui auraient aimé faire valoir leurs arguments pour défendre un acquis social.

« Notre direction se base sur lʼexemple dʼun accord-cadre signé au rectorat ; comme par hasard, lʼhypothèse qui nous est la plus défavorable ! », sʼindignent les représentants du personnel. Qui proposent, eux, de fonctionner sur le même mode ou quasi que les bibliothèques de lʼUniversité de Strasbourg. Et demandent que le point soit reporté à un conseil dʼadministration ultérieur en attendant « une négociation réelle ».

Joint au téléphone hier après-midi, lʼadministrateur de la BNUS Albert Poirot répond : « Je suis en fonction depuis 2006 et depuis, jʼévoque cette question en CTP. Un groupe de travail a été créé notamment sur le volume horaire annuel ; jʼaurais aimé que les syndicats y fassent des propositions »…Le directeur de la BNU défend lʼaccord-cadre en vigueur au rectorat  « parce quʼil est issu dʼune négociation au plan national et quʼil constitue un compromis qui me paraît acceptable». En clair, on passerait les personnels de 1 449 heures annuelles à 1 517 au lieu de 1 593 exigibles.

Mais ledit compromis ne passe pas bien parmi les intéressés. Si la mobilisation des personnels sʼannonce importante (une petite majorité des 120 salariés seraient en grève vendredi), cʼest, selon leurs élus, en proportion avec une forme de ras-le-bol depuis le démarrage du grand chantier de rénovation de lʼimmeuble place de la République.

«Souplesse dans les horaires»

«On a été mis à contribution fortement, ces trois dernières années, notamment pour assurer le déménagement des collections et lʼinstallation, parfois problématique, dans les locaux provisoires». «Les tâches et les chantiers sʼajoutent avec les années, sans contrepartie : là, cʼest un peu la goutte qui fait déborder le vase».

Albert Poirot rend hommage pour le travail accompli, certes, mais met aussi en avant les renforts ponctuels obtenus. Si le conseil dʼadministration de vendredi entérine son projet, il lui restera à convaincre quʼil a aussi des avantages.

« Il sera plus simple, dans ces conditions, dʼaccorder des formations longues aux salariés, et aussi de la souplesse dans les horaires », assure-t-il.

En attendant, les élus du personnel ont prévu des banderoles rue Joffre pour animer le fameux conseil dʼadministration ce vendredi en début dʼaprès-midi.

MSK

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