The times they are changin’

« The times they are changin’ »
(Bob Dylan)

QUELQUES RÉFLEXIONS SUR LE HAUT DE JARDIN VU PAR NOTRE CHÈRE DIRECTION (PAR UN COLLÈGUE NON SYNDIQUÉ)

Le refrain de Dylan, du début des années soixante, semble toujours d’actualité, du moins pour la direction de la BnF. En effet, lors de la présentation de la réforme du Haut-de-Jardin le 11 janvier 2010 aux Midis de l’Infos, Mme Jacqueline Sanson a justifié les changements par le fait que dans la presse professionnelle on parlait de changements. On doit changer, non pas parce qu’on trouve que les collections et le fonctionnement du HdJ ne correspondent plus à ce qu’on voulait (ou veut), non pas parce qu’on aimerait faire ceci ou cela, non, il faut changer par un effet de mode, parce que quelques autres directions, en France et en Europe, disent qu’il faut changer. On ne réforme pas par nécessité, mais par mode, pour être comme les autres. Quel aveu involontaire du vide conceptuel de cette « réforme » ! Qu’importe : ce qui compte, ce n’est pas la réforme, mais donner l’illusion du mouvement.

Ces quelques réflexions viennent de la lecture de l’ « orientation et esquisses de calendrier Haut de jardin 2010 », et de la représentation (le chef, ses adjoints autour de lui et la grande chef en libero, comme on dit en football) du midi de l’info du 11 janvier 2010.

  1. 1- Réflexions générales:

Ce projet n’a aucune direction, aucun sens, aucune orientation, il n’est pas cadré. Où veut-on en venir ? Mystère. On a des propositions, qu’on a l’impression d’être piquées çà et là, sans chercher à leur donner une cohérence générale. Tout est fait de bric et de broc, sans aucune structure. On veut changer, mais pour aller où, faire quoi ? On cache ce mélange brouillon sous un langage professionnel assez pompeux qui masque le vide. En science-fiction on appelle cela du « techno babillage », utilisation de termes pseudo-scientifiques visant à justifier de façon grossière par une apparence de rationalité les choses les plus irrationnelles. C’est particulièrement net quand on parle ici del’audiovisuel, mais pas seulement. Ce projet n’est fait que de contradictions, de choses qui semblent impossibles à concilier dans le même lieu et les même fonds :

Par rapport au public : On cherche à la fois un nouveau public, mais on continue à vouloir augmenter le public étudiant (salles de travail en groupe, volonté de laisser le bavardage succéder au silence studieux – c’est une image un peu forcée, le silence studieux, mais c’est vrai que nos salles sont en générales studieuses : on n’a pas été envahi par des « hordes barbares », comme le craignaient certains). Or ce public étudiant (85% semble-t-il), on le trouve déjà trop nombreux. Et on sait
qu’un public chasse l’autre. Si on arrive à 98% d’étudiants, on aura peu de chance d’en conquérir un autre.

Collections :

On cherche à la fois à garder une collection encyclopédique (discours de Bruno Racine et de Jacqueline Sanson) et à constituer, à grande échelle, des collections spécialisées, tout en diminuant (légèrement) le nombre de volumes. De même, on veut continuer à être une bibliothèque de références tout en devenant une bibliothèque d’actualité avec un taux de « fraîcheur » de 15%, on demande à continuer d’acheter beaucoup de livres tout en mettant en avant l’audiovisuel qui doit primer totalement sur l’écrit (ce n’est pas rédigé comme cela, mais c’est l’impression que cela donne, avec une installation d’écrans gigantesque)

QUELQUES POINTS PARTICULIERS A PROPOS DU TEXTE D’ORIENTATION :

Je ne vais pas reprendre TOUS les points et les propositions du texte (il faut savoir ménager son lecteur).

Les collections :

Audiovisuel réparti dans chaque département : y a-ton vraiment réfléchi ? Cela demande en effet un très gros travail : qui va payer, comment vont se faire les acquisitions, comment cela va fonctionner au niveau technique, est-il prévu une formation du personnel pour ces nouveaux supports, combien d’ouvrages cela va-t-il enlever, etc. ?
« Offre plus significative dans le domaine des médias » : exemple typique du techno babillage : concrètement, cela veut dire quoi, quels medias ? At-on à l’heure actuelle quelque chose de ridicule ? etc.
Pôle lecteur : autre exemple de techno babillage : « découverte des collections, le patrimoine écrit, la médiation… ».
Ce discours semble indiquer que pour notre direction aujourd’hui rien n’est fait : aucune visite, aucun renseignement donné, le néant : le personnel n’aime pas les lecteurs et se refuse à faire son travail d’interface entre les fonds et le public, c’est bien connu, c’est même pour cela qu’il y a une direction qui, sévère mais juste, remet les pendules à l’heure… (on croit rêver !). Sans compter la précision des termes : découverte de la médiation ….

Vision ouverte des pratiques de consultations :

Il y a une phrase incroyable : « envisager une évolution significative de l’offre vers les premières années universitaires » : quel est notre public actuellement en HdJ ? Justement les premières années universitaires ! de dire qu’on veut élargir notre public vers le public qu’on a effectivement, c’est bien montrer la méconnaissance totale des rédacteurs et concepteurs de ce projet du HdJ. Sont-ils entrés dans une salle une seule fois, en 12 ans d’existence ? Parfois, on peut se le demander.

Prise en compte de l’actualité :

Augmentation du nombre d’écrans implique diminution des places pour la lecture (contrairement à ce qui est dit plus bas). Les zones d’actualités prévues se feront forcément aussi au détriment des places.
Taux de « fraîcheur » : outre que ce terme est ambigu, on peut supposer que c’est un taux de renouvellement : 15% interdit toute collection pérenne de références, car en sept ans, tout le fond aura été renouvelé (à moins qu’on ne désherbe les ouvrages les plus récents, ce qui est également un tantinet ridicule – désherber des livres achetés 2 ou 3
ans avant signifie qu’il n’était peut-être pas nécessaire de les acquérir).

Public :

Ici, on a un catalogue de tous les publics existants (ne manquent que les gens enfermés, malades, prisonniers ou aliénés). Ce qui peut inquiéter, c’est quand même le fourre-tout (représentatif de la confusion directoriale) : élèves du primaire, à la BnF ? immigrants en cours d’adaptation ? il y a d’autres lieux plus pratiques, plus chaleureux et plus efficaces que la BnF pour des gens qui apprennent le français. Nous sommes une bibliothèque, et même si nous devons avoir tous les instruments livresques, nous ne pouvons nous substituer aux travailleurs sociaux, qui sont de vrais professionnels dans leur domaine et non pas des dilettantes.

Offre « plus engagée et plus participative » :

Encore du techno babillage. Et en plus, la BnF se la joue rebelle ! « rééquilibrer l’emprise croissante des
industries culturelles [contre] les canaux de plus en plus normés de la communication ». Nous étions dans un établissement révolutionnaire et nous ne le savions pas ! Blague mise à part, ce qu’on propose ici c’est ce qui est proposé par tous les médias dits « culturels » (Télérama, Inrocks, etc.). C’est très bien de s’intéresser à la poésie contemporaine ou à la micro-édition, mais (et je sens que je vais me faire des amis…) c’est bien aussi parfois de laisser l’élitisme de côté. Vu le nombre de documents présents (même avec le désherbage que je subodore beaucoup plus important que prévu), on peut joindre les deux bouts de la chaîne.

Offre électronique :

Je ne comprends pas très bien la demande de désherbage des livres déjà numérisés : si on suit cette préconisation, on supprime pratiquement tous les grands (et même moins grands) écrivains de littérature française d’avant 1920, qui sont déjà sur Gallica. Encore une fois, il ne faut pas parler chiffres, mais politique documentaire. Quant au « plan d’action des ressources électroniques acquises » : encore du techno
babillage, car que cela veut-il dire, concrètement ?

Volumétrie et désherbage :

Calcul baroque : Désherbage annoncé : 18.000, acquisitions annoncées : 12.000 ; taux de fraîcheur demandé : 10 à 15%, ce qui veut dire (sur 250.000 livres) 30 à 35.000 ! Et là encore, aucune réflexion ni proposition sur le contenu : on ne renouvelle pas sur tel ou tel critère qualitatif, mais uniquement sur un taux de volumes. Si par exemple dans une littérature étrangère, une année peu de choses sont traduites, tant pis, on en prend quand même 10%. Et si une autre année il y a une découverte d’une nouvelle génération d’écrivains en France, tant pis, on se limitera.

LES CENTRES DE RESSOURCES :

Comme d’habitude, derrière les mots ronflants les choses ne sont pas claires : les volumes de ces centres seront-ils achetés spécialement pour eux, ou seront-ils transférés des fonds déjà existants ? C’est important, ne serait-ce que pour l’organisation, car ces centres sont par nature transverses, et donc les livres devraient venir de tous les départements : comment gérer ces flux ? Comment les responsables seront-ils nommés (dans le département d’arrivée, de départ, autres ? – cocher la case utile). Et comment articuler les différents supports sans formation du personnel (par exemple on peut bien connaître la littérature d’un pays sans être spécialiste de son économie ni des ressources audiovisuelles ou des blogs importants concernant cette région) ? Cela n’est même passuggéré ou envisagé. Et je ne parle pas du nombre assez peu élevé prévu : 1000 à 3000 livre, pour la BnF, c’est un fonds spécialisé peut-être, mais pas un « centre de ressources ». Par exemple, la Francophonie, qui est envisagée : rien que sur la littérature, nous avons déjà plus de 4000 volumes en salle H, sans compter la francophonie politique, économique, sociale, etc. Et que dire de l’Europe ou des questions « sociétales ». Quant aux didacticiels de langues (quel rapport avec le centre de ressources, d’ailleurs), on adore maintenant ce qu’on a jadis brûlé ! Sans le dire, évidemment (ici, on ne se trompe jamais, du moins dans les hautes instances). Et si on doit mettre des apprentissages du français, il faut là aussi envisager les conséquences : matériel adéquat, lieux aménagés, formation du personnel, etc.

CONSULTATIONS PATRIMONIALES :

Et encore une usine à gaz. On voudrait faire monter des ouvrages en Haut-de-jardin, mais comment : dans toutes les salles, ou seulement dans celles qui ont un Tad [i.e. une nacelle du « Transport Automatique de Document », exemple de jargon béhénéfien] ? Surtout, donner une autorisation« une fois par an » : va-ton la marquer sur la carte du lecteur ? Pourquoi ne pas donner plutôt une autorisation aux lecteurs d’aller exceptionnellement en Rez-de-Jardin ? Mais suis-je bête : cela existe déjà, et, ou bien les rédacteurs ignorent ce détail, ou bien ils veulent montrer une volonté si acharnée de réforme qu’ils préfèrent mettre sur pied un système ingérable pour l’affichage (regardez comme nous sommes démocratiques et ouverts) plutôt que d’utiliser ce qui existe déjà !

ASSISTANCE A LA RECHERCHE :

Qu’entend-on par « bibliothécaire en ligne » ? Pourquoi le président de salle ne peut-il pas effectuer ce travail ? Y-a t-il un rapport avec Sindbad ? Et quand on affirme que nous ferons le point sur un domaine de recherche (« ateliers le point sur concernant des panoramas synthétiques de recherches en cours »), je ne suis pas certain que cela soit le rôle d’un bibliothécaire, mais plutôt celui d’un chercheur (ou alors je n’ai pas compris la prose des rédacteurs).

TRAVAIL EN GROUPE :

Sans revenir sur ce que j’ai déjà dit (ces lieux sont utilisés par les étudiants, alors qu’apparemment la direction voudrait plutôt attirer un public différent), où
localiserait-on ces endroits ? D’après les rumeurs qui courent, ce serait dans des emplacements bien trop petits (ex-bureaux de salle, passages où se trouvent
actuellement les photocopieuses) ou sur des emplacements non fermés.

TRAVAIL HORS DES SALLES DE LECTURE :

Là encore, qu’entend-on par là ? Des sièges hors des salles : cela existe déjà. Veut-on en mettre plus ? Ce n’est pas cette action qu’on pourrait appeler une
réforme profonde ou un changement de direction, tel qu’il est présenté ici.

2. LA DIMENSION NUMÉRIQUE :

Le Labo : je ne comprends pas à quoi cela peut servir dans une bibliothèque, même nationale, sinon à servir de vitrine aux différents constructeurs : si je comprends bien par exemple, on aurait par exemple les différents concurrents des livres électroniques (Kindle et les autres) qui se feraient la concurrence. Quelle serait alors la différence avec la Fnac ?

3. AMÉNAGEMENT DES SALLES :

Espace actualité et patrimoine : ce serait un « espace de déambulation » dans les salles ! Sans compter que dans ces mêmes salles on pourrait « par déplacement de sièges » organiser des miniconférences ! Et que fait-on des lecteurs qui continuent à travailler ? Ou bien ces « rencontres » auraient-elles lieu en dehors des heures d’ouverture ?
Zones d’études : « couloirs au milieu des salles de lecture, création de zones de plus petite taille […] places dites filantes ou de proximité ». Cela suppose de casser totalement l’aménagement actuel, ce qui n’est dit nulle part, et qui va coûter un maximum d’argent. Sans compter qu’avec tout ça, on nous promet une augmentation de ces mêmes places.
Salons : permettent « l’échange à mi-voix entre les lecteurs », tout cela avec la volonté de faire respecter le silence encore réaffirmée par notre directrice lors des midis de l’info. De plus, cet entêtement à vouloir augmenter le nombre de fauteuils alors que ceux qui font du service public en HdJ savent que la plupart des lecteurs préfèrent faire la queue encore un peu lors des saturations plutôt que d’avoir un fauteuil !
Travail en groupe : on en profite encore pour dire quelque chose de légèrement exagéré : « a fait l’objet d’une importante réflexion dans les départements » : ce n’est en tout cas pas vrai partout. La plupart des praticiens du HdJ n’ont pas du tout été consulté, en tout cas dans le département où je travaille.
Fonctionnement des salles : c’est en expliquant des causes du décloisonnement des salles (outre encore un peu de techno babillage : « facilite la fluidité, optimise les capacités ») qu’on commence à comprendre les causes réelles de ce chambardement annoncé : il « permet d’envisager des mutualisations de service » : que cela veut il dire, sinon encore des réductions du personnel présent en service public ? Et il y a ce qu’on ne dit pas mais ce qui est fait en douce. Par exemple, dans la deuxième semaine de janvier, les gens qui faisaient du service public en F,G,H ont eu la surprise de constater que le nombre d’agents de sécurité avait été réduit par deux (c’està- dire qu’il n’y en n’a plus qu’un pour tout le bandeau) : ce sont ces agents eux-mêmes qui l’ont dit à nos collègues, qui n’avaient pas été prévenus par leur hiérarchie. Toujours la considération envers le personnel. Ce qui est à craindre (mais ce ne sont que des suppositions, puisqu’il n’y a que des rumeurs) : l’introduction conjointe de la gratuité toute la journée (ce qui est un bien en soi), la suppression de la saturation, la suppression des vigiles et la diminution des plages de SP vont faire que ceux qui seront en salle auront probablement pas mal de difficultés, et que rien n’est fait pour les prévenir, au contraire : il semble que prévaut le silence.

Un Haut-de-Jardin avec une offre de choix plus réduite mais mieux ciblée sur les attentes du consommateur

SIGNES DE PISTE :

Que faut-il faire ? Avant toute considération, il faut savoir que le manque de bibliothèques pour étudiants sur la région parisienne fait que, quoi qu’on puisse
décider, il est possible, voire probable, que les étudiants investiront toujours en masse nos locaux, chassant un autre public potentiel. Et que si réforme profonde il y a, il ne faudra pas en attendre des résultats concrets sur le court terme (au bout de six mois il ne faudra pas tout renier ce qui aura été fait sous prétexte qu’on a toujours beaucoup d’étudiants). Si le fonds crée le public, ce n’est pas tout à fait vrai dans notre cas. Gouverner c’est choisir. Tous les choix opérés, les décisions envisagées, doivent se faire à l’aune du projet décidé. C’est pourquoi je ne crois pas qu’on puisse proposer telle ou telle mesure, sans avoir en tête vers où on veut se diriger. Les décisions doivent être cohérentes les une par rapport aux autres. Comme je le disais au début, un projet doit être logique, homogène et rationnel, et des propositions qui seraient tout à fait valable dans un certain schéma seraient abracadabrantesques dans un autre. Tout ce qu’on peut faire, c’est donner quelques orientations possibles, et une fois la décision prise, l’assumer. J’en vois quelques unes, dont certaines avec lesquelles je suis en désaccord, mais à partir du moment où on fait un choix structuré et argumenté,
pourquoi ne pas le tenter ?Rester dans l’idée actuelle : l’encyclopédisme. Le HdJ, contrairement à ce que dit la direction depuis deux ans, possède une identité propre. C’est une des
plus grandes bibliothèques de références en libre-accès de France à coté de la BPI. Nous n’avons pas le public qui va avec, c’est vrai. Faut-il pour autant détruire ce fonds qui a peu d’équivalents. Personnellement je ne le pense pas, et je préfèrerais garder l’ensemble tel qu’il est, ce qui n’empêche pas des ajustements réguliers et une évolution douce. C’est ce que préconisait déjà l’étude « Plein sens » d’il y a deux ans, étude payée par le BnF et dont M. Denis Bruckmann a qualifié les résultats : « On sait qu’ils valent ce qu’ils valent »….
Créer de vrais centres de ressources, mais sur certaines disciplines seulement (donc disparition de la notion d’encyclopédisme). Cela permettrait d’avoir plus de places, d’aller plus loin au niveau de spécialisation des disciplines retenues, d’aérer les effectifs en salle, voire de garder des places uniquement pour les étudiants, sans rayonnages, et réserver les fonds pour d’autres publics.
Se lancer dans la tarte à la crème du moment (bien relayée par notre direction, mais qui n’envisage ni n’assume toutes les conséquences de ce choix) : faire une bibliothèque multimédia. Il faut savoir que cela se fera obligatoirement au détriment du livre. Il faut alors tout changer : le budget, les procédures d’acquisition, le matériel, assurer la formation du personnel, etc.
Se lancer dans une bibliothèque grand public, une Super BM, en quelque sorte : ne pas craindre de prendre des auteurs et des ouvrages « faciles », effectivement alors s’inquiéter de l’actualité (mais dans ce cas établir une procédure particulière d’acquisition et de catalogage, pour que les ouvrages ne mettent pas six mois avant d’intégrer nos rayons), se préoccuper du prêt, diminuer peut-être le nombre de livres pour augmenter l’audiovisuel Bien sûr, cette liste n’est pas limitative, ni rigide. Ce ne sont que quelques idées jetées sur le papier. Il faudrait qu’il y ait une véritable discussion au niveau du personnel, et aussi (soyons grands princes) de la direction. C’est en mettant en commun les réflexions de tous, ceux qui sont censés avoir une vue en hauteur et détachée des contingences, et ceux qui « sont sur le terrain », font face aux publics, aux questions et à l’affluence, qu’on aboutira à quelque chose d’intéressant pour les lecteurs, et aussi pour le personnel, qui dans ce cas n’aura pas été démotivé.

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Classé dans Actualité & Information, Actualité dans les bibliothèques, Bulletin d'information syndical

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