Vers une « réforme » du rez-de-jardin ?

L’annonce fut faite le 5 août 2010 au personnel de catégorie C du Département de la recherche bibliographique (DRB) que dorénavant les documents des magasins seront communiqués en salle X.

L’innovation consiste à ce que seul un seul agent de catégorie C supporte la charge des deux postes en banque et arrière banque de salle, séparés de 40 mètres, dans une salle qui n’a jamais été conçue pour la communication. Du jamais vu ! Aucune augmentation des effectifs n’est prévue alors qu’ils sont déjà insuffisants sans cette «réforme » passée en force. Aucune concertation avec les agents n’a réellement eu lieu. Or  cette mesure aura des incidences sur le travail en salle X de l’ensemble du personnel, toutes catégories confondues.

Depuis le 11 octobre la communication des collections patrimoniales en salle X, est devenue effective tout d’abord pour 12 places (et certainement 24 places à l’instar de la salle T) et déjà plus de 6 fois, le magasinier s’est retrouvé seul, pour gérer 3 espaces de travail de 16 à 18 heures : laissant ainsi l’espace mezzanine sans surveillance, alors qu’à l’ouverture en 1998, 2 magasiniers étaient dédiés à cet espace pour la surveillance, la communication des microfiches des archives biographiques, les microfilms des Didot Bottins et bottins téléphoniques et bien sûr le renseignement bibliographique. Les plages de travail en SP se sont allongées jusqu’à 4H00 et demi pour le magasinier d’ouverture, et de nouvelles places de personnes recours de 16 à 18 heures se sont rajoutées.

On peut s’étonner de la légèreté manifestée dans l’annonce d’un changement d’une telle envergure pour l’organisation et les missions du service public au DRB. Déjà le déménagement de la salle I en E, (désormais partagée avec le SDLL [Service de Documentation du Livre et de la Lecture]), avait provoqué une réduction d’espace et un désherbage massif, plus d’un tiers des titres ont ainsi disparu en l’espace de 2 ans. C’est le résultat d’une politique qui se veut plus attractive pour le public, mais contredite par une hémorragie des moyens… (Preuve d’une jolie novlangue).

Nous y voyons la marque d’une évolution très préoccupante qui ne concerne pas seulement le DRB, mais l’ensemble des agents de la BnF. Les conditions du service public, déjà dégradées, vont empirer, au détriment aussi des lecteurs. Ce que viennent chercher les lecteurs en salle X, c’est justement un espace dédié à la recherche bibliographique que viendra bientôt troubler la circulation impromptue de chariots et de livres acheminés vers une banque de salle non aménagée pour cela.

Les problèmes liés aux pics de fréquentation, aux longues files d’attente en pied de tour et aux cadences insoutenables de nos collègues chargés de la communication dans d’autres départements ne trouveront pas leur solution dans le grignotage de 12 ou 24 places supplémentaires prises au DRB ou ailleurs. Ils sont clairement la conséquence d’une politique d’accréditations inconsidérée menée depuis plus d’un an : une ouverture à tout va pour faire du chiffre, sans se donner les moyens en termes de recrutement. Au vu des restrictions budgétaires, nous dénonçons l’incohérence de ces décisions ! Et dire qu’aucun bilan n’a été fait ou communiqué aux collègues du service !

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Classé dans Actualité & Information, Actualité dans les bibliothèques, Bulletin d'information syndical

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