Les personnels du Ministère de la Culture dans l’action le 23 mars

CGT FSU SUD

Le 23 mars, exigeons tous ensemble une autre politique pour la Fonction publique et les services publics !

Crise économique, crise systémique : les salariés et les populations refusent de payer l’addition.

La récession économique fait des ravages sociaux quasiment partout. En Europe, comme au plan mondial, les salariés et les populations refusent de payer les frais d’une crise systémique dont ils ne sont aucunement responsables et dont ils supportent pourtant déjà dramatiquement les conséquences.

En France, les salaires, l’emploi, les retraites, les services publics sont au cœur d’une série de conflits très durs. La politique du gouvernement, marquée par des mesures aussi injustes et inefficaces que les allègements de charges patronales, la suppression de la taxe professionnelle ou encore les aides massives au banques est chaque jour politiquement un peu plus minoritaire. Et le patronat, tandis que les profits des multinationales repartent en flèche, d’en redemander encore..

Une politique socialement injuste, économiquement inefficace, et politiquement minoritaire.

Tous les signaux sont au rouge. Les indicateurs économiques et sociaux ont franchi la cote d’alerte mais l’Elysée et Matignon, aveugles et sourds au mécontentement qui monte, entendent encore intensifier leur politique libérale.

Au moment où le service public devrait, plus que jamais, être l’élément fort de la cohésion sociale, les équipes du Premier Ministre n’ont de cesse de mettre en place des réformes remettant en cause les valeurs et les fondements ayant présidé à la construction de la Fonction publique : solidarité, intérêt général, égalité d’accès pour tous, neutralité et impartialité des fonctionnaires. Au nom de la RGPP, le gouvernement persiste à supprimer massivement des postes indispensables à des missions utiles.

Stop aux attaques contre la Fonction publique et le service public.

Les usagers réaffirment régulièrement leur attachement aux services publics et se plaignent de leur éloignement actuel. Les agents publics subissent de plein fouet la frénésie de «réformes» et de restructurations qui, non seulement dégradent au quotidien leurs conditions de travail, mais font aussi obstacle à l’exercice de leurs missions au service des publics sur l’ensemble du territoire.

L’emploi, le statut, les conditions de travail, les salaires sont déjà des motifs de colère et de luttes opiniâtres des personnels des trois versants de la Fonction publique (Etat, hospitalier et territorial). S’ajoute, aujourd’hui, une profonde inquiétude sur le devenir des systèmes de retraite et de pension.

Au ministère de la Culture, ensemble, exigeons l’arrêt immédiat des suppressions d’emplois et des situations de précarité.

En 4 ans , près de 1.000 postes auront été supprimés à la Culture et le gouvernement n’entend pas en rester là. Aujourd’hui, plus que jamais, face à cette politique génératrice de chômage et de précarité, il nous faut fermement et massivement exiger :

• un moratoire sur les suppressions d’emplois inscrites au budget 2010

• la création des emplois nécessaires permettant de donner aux services publics les moyens de répondre aux besoins croissants de la population sur l’ensemble du territoire

• L’arrêt immédiat de tous les projets d’externalisation-privatisation

• la résorption de la précarité

• la titularisation de tous les emplois précaires

• l’arrêt des mesures en vue du démantèlement des DRAC

• l’arrêt de la mise en place de contrats précaires à l’INRAP

• l’arrêt de la décentralisation des monuments du CMN et du projet de transformation de certains d’entre eux en hôtels trois étoiles…

Des conditions de vie au travail décentes

Les suppressions d’emplois et les restructurations ou fusions faites à l’emporte-pièce entraînent une dégradation des conditions de travail. Plus de travail à accomplir, plus de pressions, plus de contraintes et de rendement, c’est notre lot quotidien .

Nous exigeons des mesures immédiates pour améliorer les conditions de travail et mettre fin aux situations de souffrance au travail.

Stop à la Révision Générale des Politiques Publiques !

Stop à la régression des Politiques Publiques !

Aujourd’hui, sous couvert de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), d’une soi-disant «modernisation» de la Fonction publique et d’une diminution «obligatoire» des dépenses publiques, fonctionnaires ou agents des services publics, nous sommes tous confrontés à un empilement incroyable de réformes en tous genres.

. Les unes, frontales, s’attaquent au statut même de la Fonction publique et aux principes qui y sont attachés (emploi, indépendance vis à vis des pouvoirs politiques, etc).

. Les autres, toutes aussi nuisibles, s’attaquent aux missions mêmes de service public de la Culture.

Sous des appellations différentes (fusions, réorganisations, restructurations, REATE, projet de réforme

Territoriale), tout est bon pour, insidieusement, abandonner des missions, voire les préparer à l’externalisation.

Trop, c’est trop ! Les agents exigent, pour eux mais aussi pour les citoyens :

un moratoire immédiat de toutes ces réformes qui mettent véritablement en danger « le service public rendu au nom de l’intérêt général ».

Retraites : taxer les profits, pas notre niveau de vie.

Au sortir du sommet social à l’Elysée le 15 février, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA ont affirmé «leur volonté d’agir pour que le débat sur les retraites prenne en compte l’ensemble des questions tant au niveau du privé que du public, notamment le niveau des pensions, l’emploi, le financement, la pénibilité, le code des pensions et la réduction des inégalités.»

En dépit de la propagande gouvernementale et patronale, rien ne saurait justifier que nous acceptions de travailler plus longtemps pour des niveaux de pensions sans cesse revus à la baisse.

Exigeons :

– le droit à un départ à taux plein à 60 ans, avec un départ à 55 ans pour les salariés ayant effectué des travaux pénibles et le maintien des régimes spéciaux,

– l’indexation des pensions sur les salaires afin de maintenir la parité d’évolution des revenus entre actifs et retraités,

– la garantie d’un taux de remplacement de 75% du dernier traitement (primes incluses, dans la Fonction publique).

– la validation des périodes de chômage, d’études et de formation.

Non, à la mobilité forcée.

La loi sur la mobilité des fonctionnaires, dont le projet de décret vient d’être examiné en Conseil Supérieur, est le premier outil permettant une flexibilité accrue des personnels. En plaçant les agents en situation de réorientation professionnelle puis en disponibilité d’office, le gouvernement, contrairement à ses affirmations, prépare le plus grand plan social qu’ait jamais connu la Fonction Publique.

En ouvrant cette brèche dans le statut de la Fonction publique, le gouvernement a gravement remis en cause le principe « de la garantie de l’emploi ». Exigeons l’abrogation de la loi sur la mobilité.

TOUS ENSEMBLE, exigeons :

Pour nos Retraites : Taxer les profits, pas notre niveau de vie !

L’arrêt immédiat des suppressions d’emplois à la Culture et des situations de précarité !

Des conditions de vie au travail décentes !

L’arrêt de la Révision Générale des Politiques Publiques !

L’arrêt de la régression des Politiques Publiques !

Non, à la mobilité forcée et abrogation de la loi mobilité!

Toutes et tous en grève et dans les manifestations interprofessionnelles le 23 mars à Paris comme en régions.

CGT-FSU-SUD

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Actualité & Information

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s