La BPI en grève

Lundi, 30 novembre 2009

L’intersyndicale BPI (CFDT, CGT, FSU, SUD)

A nos lecteurs :

La Bibliothèque publique d’information n’ouvrira pas ses portes aujourd’hui, ce que nous regrettons. Cette fermeture est la conséquence du conflit qui nous oppose au ministère de la Culture au sujet de l’avenir des services publics culturels et de leur fonctionnement.

En effet, à travers la règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite, du gel des subventions ou de leur baisse, des changements de statuts, la Révision générale des politiques publiques (RGPP) ou pour mieux dire la Réduction générale des politiques publiques menace gravement ceux-ci.

Car le gouvernement choisit de ne pas agir sur les recettes, en multipliant les exonérations de charge et les boucliers fiscaux, au contraire il continue à réduire ses moyens l’obligeant à des réductions de dépenses et des services rendus au public. Ce choix de réduire l’Etat à ses seules fonctions régaliennes (police et armée principalement) conduit à l’abandon lent mais sûr, de toutes les missions de services publics que sont l’éducation, la culture et la santé.

Dans une première phase, la RGPP s’est attaquée à l’organisation des ministères. Concernant la Culture cela s’est traduit par la disparition de la direction du livre et de la lecture au profit d’une direction des médias et de l’industrie culturelle. Aujourd’hui c’est aux postes et aux budgets des établissements publics, pour ce qui nous concerne le Centre Pompidou et la Bibliothèque publique d’information (Bpi), que la RGPP s’attaque.

Vous le savez comme nous : faire fonctionner des services publics avec moins de moyens et moins de personnels a des conséquences en termes de qualité du service rendu ; mais se traduit aussi par un surcoût en termes économiques et une dégradation sociale par l’utilisation de la sous-traitance, l’externalisation des tâches et la précarisation des personnels.

Déjà en 2006, le Centre Pompidou avait du faire grève afin d’obtenir une soixantaine de postes, pour continuer d’assurer correctement ses services. Ce sont ces postes qui devraient maintenant disparaître du fait de la RGPP et de la pyramide des âges. Les besoins n’ont pas disparu pour autant.

A la Bpi, sur 254 fonctionnaires titulaires, 82 ont plus de 55 ans c’est donc 41 postes qui ne devraient pas être remplacés. Comment faire le même travail, voire plus, en étant moins ? Comment nous faire croire que nous pourrons offrir un meilleur service public avec moins de personnes travaillant à la bibliothèque ? Comment continuer à ouvrir tous les jours, jusqu’à 22 h, week-end et jours féries compris, avec seulement une personne sur deux remplacée ?

Nous avons besoin de votre solidarité !

L’intersyndicale BPI (CFDT, CGT, FSU, SUD)

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