Adresse de l’intersyndicale BnF (CGT- FSU-FO-CNT-SUD) à l’intersyndicale culture

Cher(e)s camarades

La journée de grève et de manifestations interprofessionnelles du 29 janvier, qui a rassemblé près de 2,5 millions de manifestants, salariés du public et du privé, jeunes, étudiants, chômeurs, retraités et au-delà, une grande partie de la population de ce pays, est un succès incontestable et la preuve du refus de la population de payer les frais d’une crise dont elle n’est en rien responsable.

De plus, cette journée a prouvé, s’il en était besoin, la disponibilité et la détermination du salariat dans son ensemble à combattre la politique anti-sociale du gouvernement qui s’attaque à tous les acquis sociaux.

L’intervention télévisée du Président de la République du 5 février 2009 n’a répondu en rien aux exigences exprimées massivement par des millions de salariés sinon en accédant à une revendication historique du MEDEF : la suppression de la taxe professionnelle. Les principales mesures annoncées ne font donc que confirmer les principaux axes de la politique actuelle en faveur des entreprises mais ne correspondent en rien aux légitimes revendications de justice économique et sociale.

Même si, en ces temps de crise, la nécessité d’une fonction publique de qualité n’est plus à démontrer, le Président maintient le cap sur les réductions drastiques d’emplois dans la Fonction publique où, en 3 ans, 100 000 postes seront supprimés.

Dans notre ministère, les agents ont, une fois de plus, répondu présent avec un taux de gréviste de 20 % et une présence massive, avec pas moins de 800 agents, dans le cortège organisé à cette occasion.

A la BnF, comme dans beaucoup d’établissements, le service a été très perturbé avec un recensement significatif de 472 grévistes.
Nous pouvons certes avoir des motifs de satisfaction, mais il nous incombe de donner des perspectives à une mobilisation sans précédent.

Il nous apparaît indispensable de poursuivre et d’étendre le mouvement commencé le 29 janvier en donnant aux personnels de la Culture de véritables perspectives d’action, afin de ne pas faire retomber la mobilisation et de gagner tant sur les revendications contenues dans la plate-forme nationale que sur celles de la fonction publique avec comme priorité le retrait de la RGPP.

Bien qu’une nouvelle journée d’action interprofessionnelle soit fixée le 19 mars 2009, nous mettons en garde contre une politique de « journées d’actions » ou de « temps forts » qui, au lieu de maintenir la mobilisation et le rapport de force, risque de produire un effet contraire en essoufflant inutilement le mouvement. De plus, cela ne peut pas remplacer la nécessaire construction de la grève reconductible, qui reste notre meilleur moyen de lutte.

Aussi l’intersyndicale de la Bnf s’adresse à vous afin que vous contribuiez à créer les conditions de l’unité de tous les salariés dans la perspective du haut niveau de combativité nécessaire pour arrêter le démantèlement systématique de tous les acquis sociaux arrachés depuis 1945.

C’est dès maintenant et sans attendre qu’il faut amplifier la mobilisation de l’ensemble des salariés pour le retrait des réformes et la défense de l’emploi.

Nous estimons que, avec la forte participation du 29 janvier et le rapport de force qui en découle, les organisations syndicales doivent imposer leur propre calendrier sur la base des revendications exprimées par les salariés à savoir :

– retrait de la RGPP
– retrait du projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires
– retrait de l’ensemble des contre réformes de destruction des acquis sociaux (hôpital, sécurité sociale, enseignement)
– refus des licenciements dans le privé et des suppressions de poste dans le public
– augmentation générale des salaires indexée sur la hausse des prix, avec un rattrapage des pertes cumulées depuis plusieurs années.
– Nette revalorisation de l’ensemble des grilles indiciaires de la fonction publique, permettant notamment aux catégories C d’obtenir un salaire enfin décent.
– Embauches massives afin de lutter contre la précarité.

Ainsi il est indispensable de refuser, selon nous l’agenda social prévu de longue date par le gouvernement et de ne pas se rendre le 18 février au rendez-vous de Nicolas Sarkozy.

C’est sur cette orientation que peut se préparer la mobilisation générale des salariés du public et du privé, seule à même d’arrêter la politique antisociale du gouvernement.

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