La BnF renonce au WiFi

COMMUNIQUE DE PRESSE

La BNF renonce au WiFi

Ce projet prévoyant à l’origine le recours à une société privée qui, en échange d’une installation gratuite, aurait pu desservir une partie du quartier environnant le site Tolbiac, a été contesté par la section FSU de la BnF soutenue par d’autres sections syndicales.

Les syndicats, après avoir constaté les effets sanitaires du WiFi et du rayonnement des ondes électromagnétiques, se sont appuyés sur une étude américaine « Lee & Al » qui prouve les effets génotoxiques des ondes de 2450 Mhz (fréquence du WiFi), sur le rapport de BioInitiative produit par 14 scientifiques internationaux qui conclu à la révision des normes réglementaires concernant l’exposition aux ondes électromagnétiques, et sur une étude de l’université de Clermont-Ferrand.

Les organisations syndicales se sont également appuyées sur la décision du CHS de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris qui a voté pour avis, à la demande du syndicat parisien Supap-FSU, le principe d’un moratoire sur le WiFi dans les bibliothèques parisiennes.

La décision prise par la BnF est une première et démontre ainsi que la connexion filaire est une alternative crédible au WiFi. Cette connexion filaire avait été également proposé à la Ville de Paris par le Supap-FSU et les associations « Priartem » et « Agir pour l’environnement ». La BnF remet cette proposition à l’ordre du jour.

Par ailleurs, les personnels de la Bibliothèque Sainte Geneviève (Paris 5ème) ont rédigé une pétition demandant la déconnexion des bornes WiFi déjà installées et leur remplacement par une connexion filaire. A noter, que la Bibliothèque Sainte Geneviève est équipée de postes de consultation Internet à destination du public.

Quand au CHS de l’Université Censier-Sorbonne nouvelle (Paris 5ème) il a décidé le débranchement d’une borne WiFi situé prêt d’un poste de travail. Le médecin de cette instance a demandé un suivi des personnels à risque.

Les syndicats FSU-BnF et Supap-FSU invitent l’ensemble des responsables politiques, universitaires et culturels, à reconsidérer l’utilisation massive et systématique du WiFi et la généralisation des connexions filaires. Ils réclament également un débat sur la finalité de telles technologies dans les bibliothèques universitaires, de lecture publique et patrimoniales.

Les syndicats de la Fédération syndicale unitaire :
Section FSU de la Bibliothèque nationale de France : Jean-François Besançon 01 53 79 49 04 fsubnf@gmail.com
Supap-FSU : Bertrand Pieri 01 44 70 12 80 (82)

Le 3/04/2008

Téléchargez le communiqué de presse

Revue d’actualité et références scientifiques (màj du 9 avril 2008)

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10 Commentaires

Classé dans Actualité dans les bibliothèques, Hygiène et sécurité

10 réponses à “La BnF renonce au WiFi

  1. candidobib

    Bonjour.
    1. Pouvez-vous donner vos sources, i.e. les liens vers cette  » étude américaine « Lee & Al » « , vers le rapport BioInitiative et vers l’étude de l’université de Clermont-Ferrand ?

    2. Comptez-vous également lutter pour que toutes les sources wifi soient désactivées, par exemple dans la rue ?

    3. Enfin, quelle est votre position sur les GSM ?…

    Merci de vos précisions, fort attendues.

  2. Bibliothécaire

    Bonjour,
    Vous trouverez toutes les références qui ont appuyé notre défense, notamment dans le cadre du CHS de la ville de Paris, sur les sites suivants :

    Next-up http://next-up.org/intro3.php
    Priartem http://www.priartem.com/
    Criirem http://riimem.blogspirit.com/

    En les consultant, vous trouverez réponse à vos deux autres questions.

    Bien cordialement,

    La section FSU de la BnF

  3. candidobib

    Merci de ces liens.
    Une précision toutefois : votre position par rapport à cette question de la wifi dans les bibliothèques est à mon avis une position rétrograde qui témoigne d’une incompréhension majeure de l’évolution de notre société et de nos usagers comme de leurs pratiques. D’ailleurs, si des questions de santé publique sont réellement au point de départ de tout cela, j’espère que toutes les personnes concernées, dont la santé est soudainement menacée, se tiennent à distance des GSM, des téléviseurs, des fours à micro ondes et d’une manière générale, de toute forme de civilisation.
    En fait, les deux dernières lignes du communiqué ci-dessus laissent à mes yeux émerger la motivation réelle de tout cela. En effet, à supposer que le wifi pose des problèmes réels de santé, le filiaire les règlerait effectivement (bien qu’avec des coûts et des délais de mise en oeuvre plus longs). En posant la question de la légitimité de la place des nouvelles technologies en bibliothèques, l’on voit bien qu’en fait, ce qui est en jeu ici, c’est la mission des bibliothèques, c’est la volonté de freiner toute avancée des bibliothèques : vous défendez de fait la bibliothèque de papa, celle du 19ème siècle, faite pour les bibliothécaires et les livres plutôt que pour les usagers. Et cela, c’est insupportable. Réellement, insupportable.

  4. Je ne sais pas ce qui est en soi insupportable, que l’idée de progrès puisse être dissociée de toute considération d’ordre éthique, à savoir d’avancer en regardant où on met les pieds, ce qui en constitue pas une remise en cause de l’application des nouvelle technologies dans les bibliothèques publiques, ou, comme vous l’écrivez, une  » volonté de freiner toute avancée des bibliothèques ».

    Le procédé filaire est une alternative qui permet de ne pas exposer les usagers – déjà suffisamment exposés, vous l’écrivez aussi aux « GSM, des téléviseurs, des fours à micro ondes » – à un risque patent, cela la direction le BnF semble l’avoir compris.

    La prudence et la mise en œuvre de solutions techniques alternatives respectueuses de l’environnement et des hommes sont des traits de civilisation plus importants à nos yeux qu’un aventurisme dangereux.

  5. candidobib

    Merci alors de m’expliquer cette phrase : « Ils réclament également un débat sur la finalité de telles technologies dans les bibliothèques universitaires, de lecture publique et patrimoniales. »

  6. Le débat démocratique est indispensable et ne doit pas suivre la mise en œuvre de ce genre de dispositifs mais la précéder. Quant à la question de la finalité d’une telle technologie, elle doit être posée: à quoi cela sert-il de l’utiliser alors que des solutions techniques alternatives et inoffensives existent et qu’il suffit de multiplier l’installation dans les espaces dévolus aux publics de prises/broches de type RJ-45 afin de répondre à une demande légitime des usagers d’un accès plus aisé et direct à internet?

  7. Bibliothécaire

    Stigmatiser, comme le fait candidobib, le passéisme de ceux qui interrogent le progrès scientifique d’un point de vue éthique et social et arborer ainsi le drapeau « des modernes » partant en croisade contre les « anciens » offre sûrement une satisfaction réthorique immédiate.

    Mais cela ne répond en rien au problème posé. Au contraire.

    Un exemple : l’amiante aussi, en son temps, fut considérée comme un produit révolutionnaire…jusqu’à son interdiction totale par Jacques Chriac en 1997. L’argumentation de candidobib n’est pas sans rappeler celle qui fut déployée en son temps par le Comité Permanent Amiante

  8. candidobib

    Je demeure très sceptique sur toute cette affaire.
    Mais je suis heureux de voir que vous pensez que la demande des usagers d’un accès plus aisé et direct au net est légitime. Au moins, les choses auront été éclaircies.
    Bon WE

  9. candidobib

    @Bibliothécaire : certes… Comme à l’inverse, l’introduction du chemin de fer a fait écrire à des gens très sérieux que la vitesse dudit chemin de fer allait tuer les passagers parce que le corps humain ne pouvait supporter d’aller aussi vite. J’y pense à chaque fois que je suis dans un TGV… Allons, cessons là.

  10. Bibliothécaire

    A Candidobib,

    Il y a cependant une différence : l’innocuité du chemin du fer est une chose acquise et vérifiée, pas celle de la technologie WiFi. A moins que vous ne soyez en mesure de produire des études réunissant toutes les conditions d’indépendance scientifique requises qui répondraient points par points aux questions que nous soulevons (dont la pertinence a été vérifiée par les décisions du CHS de la Ville de Paris et de la BnF).

    Encore une fois, il est tout à fait abusif d’opposer le principe de précaution et le progrès scientifique pour la simple raison qu’ils sont indissociables – pour peu que l’on se place dans une perspective de développement durable et solidaire.

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