Bibliothèques en Lutte ! (FSU)

L’actualité syndicale des bibliothèques à Paris

Le procédé filaire : une alternative novatrice au WiFi

Publié par Bibliothécaire sur 11, avril 2008

Le procédé filaire : une alternative novatrice au WiFi

Communiqué de presse du SUPAP-FSU et de la FSU-BnF

La FSU prend acte de la déclaration, faite par le directeur des collections de la BnF dans le cadre du Conseil d’Administration du 1er avril, de renoncer à l’usage du WiFi dans les espaces dévolus au publics de la bibliothèque. Elle soutient la position courageuse – initiée par la FSU - exprimée par la BnF d’appliquer le principe de précaution en généralisant progressivement l’emploi du procédé filaire respectueux de la santé des usagers et des personnels. Cela s’inscrit bien dans la perspective tracée par le président Bruno RACINE de mettre en oeuvre une politique de développement durable.

Nous rappelons que :

1. Les ondes diffusant le Wi-Fi émettant sur des fréquences élevées sont peu pénétrantes, et sont donc facilement arrêtées par les obstacles. Elles ont donc du mal à rayonner à l’intérieur des bâtiments car elles sont stoppées par le béton, acier, verre, et meubles. Afin de pallier ces difficultés, il est nécessaire soit d’augmenter le nombre d’émetteurs, soit d’en augmenter la puissance, soit les deux. En outre, le nombre maximum d’utilisateurs pouvant être connectés simultanément sur chaque borne est aussi limité (20 à 40 connexions).

2. Les personnels travaillant dans des espaces ainsi équipés et les lecteurs assidus se verraient exposés à ces rayonnements sans pouvoir s’y soustraire.

3. La multiplication des sources émettrices (WiFi, téléphones portables, GSM, antennes relais, téléphones DECT, etc.) exposerait de manière exponentielle et à leur insu les publics et les personnels à des sources d’émission de plus en plus nombreuses.

La FSU, qui défend depuis longtemps l’accès le plus large des usagers à l’Internet, considère que les dispositifs d’accès doivent nécessairement prendre en compte les pratiques des lecteurs de la Bibliothèque d’étude (Haut-de-Jardin) et de la Bibliothèque de recherche (Rez-de-Jardin). Elle souhaite donc que les lecteurs puissent se connecter en branchant leur ordinateur portable sur les prises d’alimentation installées à chaque place. La multiplication de prises de raccordement multiple (alimentation, réseau par prise/broche RJ-45) constitue donc une solution répondant pleinement aux usages constatés dans les salles de lecture. A terme, un tel dispositif devrait permettre aux usagers un accès simplifié aux ressources électroniques et au patrimoine numérique de la BnF.

De tels accès, puissants et sécurisés, doivent aussi être rendus possibles dans les espaces d’accueil, d’exposition, détente et de circulation afin de répondre à des besoins « nomades » ne relevant pas forcément de la recherche bibliographique.

De même, et pour ces raisons, ce procédé nous semble parfaitement répondre à la question de l’accès à l’Internet dans l’ensemble des bibliothèques universitaires, patrimoniales et de lecture publique.

Enfin, nous ne pouvons qu’appeler l’ensemble des responsables politiques, universitaires et culturels à suivre l’exemple de la BnF, produit d’un dialogue social responsable. Ainsi le moratoire appliqué à certaines bibliothèques de la ville de Paris à l’initiative du SUPAP-FSU comme les mesures partielles prises à Paris III posent-ils avec acuité la question urgente de l’alternative novatrice des technologies filaires.

Paris, le 11 avril 2000

Les syndicats de la Fédération syndicale unitaire (FSU) :

- Section FSU de la Bibliothèque nationale de France Jean-François Besançon 01 53 79 49 04

Mail : fsubnf@gmail.com Site Internet : http://bibliothequesenlutte.wordpress.com

- Syndicat Unitaire des Personnels des Administrations Parisiennes (SUPAP) Bertrand Pieri 01 44 70 12 80 (82)

Site Internet : http://dacsupap.over-blog.org/

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Le point sur le Wifi dans les bibliothèques

Publié par vendemiaire sur 9, avril 2008

Le site Next up organisation propose une revue d’actualité sur le problème du WiFi dans les bibliothèques dans laquelle les références scientifiques citées dans le communiqué commun SUPAP-FSU et et FSU-BnF sont rappelées. Cliquez ici pour prendre connaissance de cette revue d’actualité .

Ce même site a publié un article sur la BnF (version traduite en français). 

 

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La BnF renonce au WiFi

Publié par vendemiaire sur 3, avril 2008

COMMUNIQUE DE PRESSE

La BNF renonce au WiFi

Ce projet prévoyant à l’origine le recours à une société privée qui, en échange d’une installation gratuite, aurait pu desservir une partie du quartier environnant le site Tolbiac, a été contesté par la section FSU de la BnF soutenue par d’autres sections syndicales.

Les syndicats, après avoir constaté les effets sanitaires du WiFi et du rayonnement des ondes électromagnétiques, se sont appuyés sur une étude américaine « Lee & Al » qui prouve les effets génotoxiques des ondes de 2450 Mhz (fréquence du WiFi), sur le rapport de BioInitiative produit par 14 scientifiques internationaux qui conclu à la révision des normes réglementaires concernant l’exposition aux ondes électromagnétiques, et sur une étude de l’université de Clermont-Ferrand.

Les organisations syndicales se sont également appuyées sur la décision du CHS de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris qui a voté pour avis, à la demande du syndicat parisien Supap-FSU, le principe d’un moratoire sur le WiFi dans les bibliothèques parisiennes.

La décision prise par la BnF est une première et démontre ainsi que la connexion filaire est une alternative crédible au WiFi. Cette connexion filaire avait été également proposé à la Ville de Paris par le Supap-FSU et les associations « Priartem » et « Agir pour l’environnement ». La BnF remet cette proposition à l’ordre du jour.

Par ailleurs, les personnels de la Bibliothèque Sainte Geneviève (Paris 5ème) ont rédigé une pétition demandant la déconnexion des bornes WiFi déjà installées et leur remplacement par une connexion filaire. A noter, que la Bibliothèque Sainte Geneviève est équipée de postes de consultation Internet à destination du public.

Quand au CHS de l’Université Censier-Sorbonne nouvelle (Paris 5ème) il a décidé le débranchement d’une borne WiFi situé prêt d’un poste de travail. Le médecin de cette instance a demandé un suivi des personnels à risque.

Les syndicats FSU-BnF et Supap-FSU invitent l’ensemble des responsables politiques, universitaires et culturels, à reconsidérer l’utilisation massive et systématique du WiFi et la généralisation des connexions filaires. Ils réclament également un débat sur la finalité de telles technologies dans les bibliothèques universitaires, de lecture publique et patrimoniales.

Les syndicats de la Fédération syndicale unitaire :
Section FSU de la Bibliothèque nationale de France : Jean-François Besançon 01 53 79 49 04 fsubnf@gmail.com
Supap-FSU : Bertrand Pieri 01 44 70 12 80 (82)

Le 3/04/2008

Téléchargez le communiqué de presse

Revue d’actualité et références scientifiques (màj du 9 avril 200 8)

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WIFI : La Ville de Paris pour le principe de dissimulation (SUPAP-FSU)

Publié par Bibliothécaire sur 17, janvier 2008

Communiqué de presse du SUPAP-FSU

La Ville de Paris pour le principe de dissimulation

La question du Wi-fi est apparue nationalement, suite au moratoire adopté par le Comité Hygiène et Sécurité de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.

Le Supap-FSU, après demande des personnels, est à l’origine de cette décision. Des études ont été demandées.

Ce matin, le Secrétaire Général de la Ville de Paris, M. Guinot Delery,- a remis un premier document de résultats à des organisations syndicales sauf au ……Supap-FSU ! Notre syndicat n’était visiblement pas le bienvenu pour parler du Wi-fi dans les bibliothèques (contrairement à de nombreux journalistes et institutions).

Cette méthode contraire à l’esprit même de la morale politique et démocratique est elle une préfiguration de la position du Maire de Paris, M. Delanoë ?

La mise en pratique du principe de précaution voté par la Ville de Paris ne peut se faire que dans la transparence et en présence des acteurs concernés.

Le Supap-FSU maintient la demande de moratoire, et le débranchement immédiat des bornes Wi-fi dans les établissements où des personnels ont déclarés des malaises, ce qui implique aussi dorénavant les bibliothèques Goutte d’or (18è) et Fessart (19è).

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La mairie de Paris s’échaufferait-elle sur le WiFi ?

Publié par Bibliothécaire sur 14, décembre 2007

Lettre ouverte destinée à Monsieur Bertrand DELANOË, maire de ParisJeudi 13 décembre 2007

La mairie de Paris s’échaufferait-elle sur le WiFi ?

Monsieur le maire de Paris,

Par la présente, nous tenons à nous élever publiquement contre les propos scandaleux tenus par Monsieur Lionel BORDEAUX, présenté sur le site internet de LCI comme le responsable du service presse de la mairie de Paris. Faisant suite à la controverse concernant le développement du Wifi dans les bibliothèques et les musées, cette personne a, semble-t-il, tenu des propos publics peu amènes à notre endroit. Nous osons espérer qu’il ne s’agit pas là de l’expression de la position officielle de la mairie de Paris.

Si nous revendiquons, pour les structures que nous représentons, le qualificatif de « très militantes », celui de «très opportunistes », dont il nous affuble pour mieux nous présenter comme responsables des maux dont souffrent les fonctionnaires de la Ville de Paris, inutilement exposés aux champs électromagnétiques générés par l’installation de bornes WiFi dans certains lieux clos, est totalement inacceptable.

Surtout lorsqu’il sert à « démontrer » « qu’il y avait quelque chose de volontairement inquiétant de la part de ces associations. Ils ont monté une campagne qui favorise l’inquiétude et l’irrationalité . » Chacun sait que les procès en sorcellerie sont utilisés par ceux qui, justement, ne disposent pas d’arguments rationnels.

La vacuité des arguments de Monsieur BORDEAUX est manifestement le symptôme, si ce n’est la preuve, d’une profonde méconnaissance du sujet. L’ensemble des participants au Comité d’Hygiène et de Sécurité de la Direction des Affaires Culturelles de la ville de Paris qui a émis le voeu de surseoir à l’installation de nouvelles bornes Wifi dans les lieux clos, ont plutôt reconnu que le débat préalable à cette décision fut de bonne tenue dans le respect des acteurs en présence.

L’animation de très grande qualité faite par Monsieur Christophe GIRARD, maire-adjoint, a permis l’émergence d’un consensus salué par tous les acteurs présents à l’occasion de ce CHS.

Il est donc regrettable que cette question qui nécessite une bonne maîtrise technique du sujet et demande une capacité d’écoute, sombre dans la polémique la plus stérile . Dans ce même article publié sur le site de LCI, Monsieur BORDEAUX indique que «dans un établissement, il y avait une borne qu’on pensait avoir débranchée. Les gens affirmaient ne plus avoir mal à la tête. Or on s’est aperçu ensuite que la borne était toujours active ». Cette assertion est purement et simplement fausse.

Nous nous étonnons que le responsable du service presse de la Mairie de Paris puisse faire valoir des arguments mensongers, pour étayer la thèse de l’irrationalité et de la peur qui seraient portées par nos associations. A titre de rectificatif, vous noterez que « les gens» qui « affirmaient ne plus avoir mal à la tête » ont eu, au contraire, l’honnêteté intellectuelle d’écrire sur le cahier du CHS qu’elles continuaient à souffrir de maux de tête malgré l’annonce faite à l’époque par la mairie de Paris d’un arrêt des bornes. Or, il s’est avéré que la mairie de Paris n’avait pas éteint, comme annoncé, les bornes incriminées. Cette anecdote permet de lever tout doute quant à un éventuel effet psychosomatique.

Il s’agit donc d’une accumulation d’accusations sans preuves contre les structures que nous représentons aussi bien que contre les déclarations des personnels des bibliothèques. Nous espérons que vous saurez vous en désolidariser publiquement.

Monsieur DELANOE, votre souhait de faire de Paris une ville numérique ne doit pas devenir un dogme intangible. Un certain nombre d’études portant sur l’utilisation des téléphones portables démontrent des effets sanitaires après seulement dix ans d’utilisation. Etes-vous prêt à vous engager formellement sur l’absence de risques immédiats et à long terme issus d’une exposition chronique aux champs électromagnétiques générés par le WiFi ? Si la réponse est négative, nous considérons que le recours au réseau câblé doit être privilégiée à l’idéologie du « tout sans fil ».

Dans l’attente d’une rencontre que nous appelons de nos voeux permettant de contrebalancer les propos fort discourtois de votre responsable du service presse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le maire de Paris, l’expression de nos sentiments distingués.

Stéphen KERCKHOVE, délégué général d’Agir pour l’Environnement

Janine LE CALVEZ, présidente de PRIARTéM

Marie Claude SEMEL - SUPAP-FSU Affaires culturelles

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