Bibliothèques en Lutte ! (FSU)

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WIFI : LA VILLE DE PARIS ET LA CFDT REBRANCHENT LES BORNES

Posté par Administrateur le Jeudi 9 octobre 2008

WIFI : LA VILLE DE PARIS ET LA CFDT REBRANCHENT LES BORNES (SUPAP-FSU)

Le mardi 7 octobre 2008 s’est tenu un Comité Hygiène et Sécurité (CHS) de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris, qui avait notamment à l’ ordre du jour le rebranchement des bornes wi-fi. C’est ce même CHS qui avait, en novembre 2007, voté un moratoire permettant  le  débranchement de quatre bibliothèques. Seule la Ville de Paris accompagné de la CFDT ont approuvé le rebranchement. Les autres organisations syndicales représentant la majorité des personnels ont toutes voté contre.

La question de la santé des personnels des bibliothèques qui ont développé des symptômes liés aux ondes électromagnétiques reste donc entière.

Les organisations syndicales ont soulevé la légalité de ce CHS, car plusieurs documents et les convocations sont arrivés hors délais.

Les organisations syndicales vont d’ors et déjà déposer, pour une partie d’entre elles, un recours en annulation pour excès de pouvoir au Tribunal Administratif.

Les mêmes organisations syndicales (CFTC, CGT, FO, UCP, UNSA et Supap-FSU) ont d’ores et déjà fait une demande pour que soit  convoqué un nouveau CHS, comme le permet la règlementation.
Ce nouveau CHS abordera les points sur le wifi, la RFID, la création de zones blanches, mais aussi le stress et le harcèlement au travail ainsi que les troubles musculo-squelletiques (ces points proposés à la majorité des membres représentant les personnels ayant tous été rejeté par le président).
La Ville de Paris est tenue de convoquer ce nouveau CHS dans un délai d’un mois.

Alors que la question de l’impact des ondes électromagnétiques sur la santé est un débat qui dépasse largement le cadre de la municipalité (rapport Bio Initiative, résolution du Parlement Européen etc.…) et les mêmes causes produisant les mêmes effets, le rebranchement des bornes wifi devrait rendre les personnels qui souffrent d’hyper electrosensibillité de nouveau malade. La responsabilité de la Ville et de la CFDT est donc maintenant engagée.

A l’image des derniers événements survenus à Chevreuse, et à Lyon-Tassin, où un opérateur téléphonique a été condamné, la responsabilité pénale de l’employeur peut être engagée quand aux effets  des ondes électromagnétiques sur la santé.

Le Conseil de Paris avait pourtant voté en juillet 2008 le principe d’une Conférence Citoyenne sur  les normes d’exposition des ondes électromagnétiques (GSM, Wifi, UMTS, Wimax) dans la capitale. Le vote du CHS de la DAC discrédite de fait la tenue de cette conférence !

La seule justification avancée pour le rebranchement par  Mr Girard (président du CHS de la DAC) est le respect des normes légales d’exposition établies pour la France, même si ces normes sont contestées partout et dernièrement par le parlement européen et de nombreux scientifiques.

La situation des agents souffrants de symptôme d’électrosensibilité au travail est donc niée par  le Maire de Paris.  Son représentant au CHS, M  Girard, n’a pas souhaité répondre à la question de leur devenir professionnel.

Contact presse :
Marie Claude Sémel  06 63 56 11 33
Agnes Dutrevis    01 44 70 12 82
Bertrand Pieri     01 44 70 12 80

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Le procédé filaire : une alternative novatrice au WiFi

Posté par Administrateur le Vendredi 11 avril 2008

Le procédé filaire : une alternative novatrice au WiFi

Communiqué de presse du SUPAP-FSU et de la FSU-BnF

La FSU prend acte de la déclaration, faite par le directeur des collections de la BnF dans le cadre du Conseil d’Administration du 1er avril, de renoncer à l’usage du WiFi dans les espaces dévolus au publics de la bibliothèque. Elle soutient la position courageuse – initiée par la FSU – exprimée par la BnF d’appliquer le principe de précaution en généralisant progressivement l’emploi du procédé filaire respectueux de la santé des usagers et des personnels. Cela s’inscrit bien dans la perspective tracée par le président Bruno RACINE de mettre en oeuvre une politique de développement durable.

Nous rappelons que :

1. Les ondes diffusant le Wi-Fi émettant sur des fréquences élevées sont peu pénétrantes, et sont donc facilement arrêtées par les obstacles. Elles ont donc du mal à rayonner à l’intérieur des bâtiments car elles sont stoppées par le béton, acier, verre, et meubles. Afin de pallier ces difficultés, il est nécessaire soit d’augmenter le nombre d’émetteurs, soit d’en augmenter la puissance, soit les deux. En outre, le nombre maximum d’utilisateurs pouvant être connectés simultanément sur chaque borne est aussi limité (20 à 40 connexions).

2. Les personnels travaillant dans des espaces ainsi équipés et les lecteurs assidus se verraient exposés à ces rayonnements sans pouvoir s’y soustraire.

3. La multiplication des sources émettrices (WiFi, téléphones portables, GSM, antennes relais, téléphones DECT, etc.) exposerait de manière exponentielle et à leur insu les publics et les personnels à des sources d’émission de plus en plus nombreuses.

La FSU, qui défend depuis longtemps l’accès le plus large des usagers à l’Internet, considère que les dispositifs d’accès doivent nécessairement prendre en compte les pratiques des lecteurs de la Bibliothèque d’étude (Haut-de-Jardin) et de la Bibliothèque de recherche (Rez-de-Jardin). Elle souhaite donc que les lecteurs puissent se connecter en branchant leur ordinateur portable sur les prises d’alimentation installées à chaque place. La multiplication de prises de raccordement multiple (alimentation, réseau par prise/broche RJ-45) constitue donc une solution répondant pleinement aux usages constatés dans les salles de lecture. A terme, un tel dispositif devrait permettre aux usagers un accès simplifié aux ressources électroniques et au patrimoine numérique de la BnF.

De tels accès, puissants et sécurisés, doivent aussi être rendus possibles dans les espaces d’accueil, d’exposition, détente et de circulation afin de répondre à des besoins « nomades » ne relevant pas forcément de la recherche bibliographique.

De même, et pour ces raisons, ce procédé nous semble parfaitement répondre à la question de l’accès à l’Internet dans l’ensemble des bibliothèques universitaires, patrimoniales et de lecture publique.

Enfin, nous ne pouvons qu’appeler l’ensemble des responsables politiques, universitaires et culturels à suivre l’exemple de la BnF, produit d’un dialogue social responsable. Ainsi le moratoire appliqué à certaines bibliothèques de la ville de Paris à l’initiative du SUPAP-FSU comme les mesures partielles prises à Paris III posent-ils avec acuité la question urgente de l’alternative novatrice des technologies filaires.

Paris, le 11 avril 2000

Les syndicats de la Fédération syndicale unitaire (FSU) :

- Section FSU de la Bibliothèque nationale de France Jean-François Besançon 01 53 79 49 04

Mail : fsubnf@gmail.com Site Internet : http://bibliothequesenlutte.wordpress.com

- Syndicat Unitaire des Personnels des Administrations Parisiennes (SUPAP) Bertrand Pieri 01 44 70 12 80 (82)

Site Internet : http://dacsupap.over-blog.org/

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