GRÈVE ! GRÈVE !! GRÈVE !!!

Aujourd’hui, lors d’une AG tenue dans le Hall Ouest du site de Tolbiac de la BnF, a été votée la GRÈVE pour le vendredi 21 juin 2013.

Il faut que ce mouvement soit fort, à l’instar de ce qui a eu lieu samedi 8 juin. Vacataires, magasiniers, BAS, bibliothécaires et conservateurs, soutenus par l’intersyndicale CGT-FSU- SUD tous en lutte ce jour-là ! C’est collectivement en effet que nous sommes menacés dans nos emplois, nos métiers, nos missions et nos bâtiments.
La Direction a montré de très nets signes de peur le 8 juin, paniquant et agissant n’importe comment, n’hésitant pas à mettre en danger public, personnel et collections. Montrons-lui que ce n’était que l’entrée et que, vendredi, elle va avoir droit au plat de résistance, un plat particulièrement épicé qui lui restera en travers de la gorge ! 

En ce jour de Conseil d’administration, alors que ces Messieurs-Dames de la haute deviseront sur la démolition programmée de l’établissement probablement en s’esclaffant, soyons tous sur le terrain et affichons dans l’action notre détermination à défendre la BnF contre les menées néo-libérales dont Aurélie Filippetti et son séide Bruno Racine se font jour après jour les zélateurs les plus obstinés !

Alors que nos collègues de la BSI et de la BPI sont eux aussi en train de construire un rapport de force face à leurs directions respectives, nous aussi construisons une lutte exemplaire et infligeons à la direction une franche défaite ce jour-là. Qu’elle en rabatte, qu’elle plie sous notre force commune et ensemble vainquons ! (soyons plus de dix-neuf en tout cas ;-) )

NON À LA CASSE SOCIALE, NON À LA RÉSIGNATION, NON À LA DÉMOLITION DE LA BNF !

TOUS ENSEMBLE DANS LE HALL OUEST SUR LE SITE DE TOLBIAC VENDREDI À 9H00 !!!!

Poster un commentaire

Classé dans Actualité & Information, Actualité dans les bibliothèques, Culture

Mobilisation massive des agents et perturbations monstres du fonctionnement : un camouflet cinglant pour la Direction de la BnF

La journée de grève à la Bibliothèque nationale de France le samedi 8 juin 2013 a connu un franc succès. Voici un aperçu de ce qui s’est déroulé durant cette chaude journée sur le site de Tolbiac.

Très rapidement, plus aucune communication n’a été rendue possible sinon les documents en différé déjà sortis et, dans certains départements, les ouvrages les plus proches géographiquement. Après une réunion préparatoire et récapitulative quant aux revendications avec les représentants de l’intersyndicale CGT-FSU-SUD, les personnels non titulaires comme titulaires ont d’une part installé une table de signature et une caisse de grève pour les lecteurs et visiteurs du site tandis que, d’autre part, de nombreux agents sont descendus en magasins, pour vérifier l’état des lieux, puis en salles, afin de solliciter l’appui des lecteurs et rares personnels ayant pris leur service.

Pourquoi tant de mépris et d'ignorance d'une direction envers son propre établissement ?

Pourquoi tant de mépris et d’ignorance d’une direction envers son propre établissement ?

Très rapidement, la Bibliothèque a pris l’eau à tel point que la Direction de l’établissement a dû rappeler et envoyer in extremis un des directeurs-adjoints de la direction des Collections, non prévu ce jour-là, afin de mettre de l’ordre et épauler les deux superviseurs généraux en place ce jour-là. Peine perdue, cet émissaire de dernière minute devra manger son chapeau toute la sainte journée voire faire face directement à la colère des grévistes ! Le midi a lieu une Assemblée générale dans une très bonne ambiance de lutte et où le nouveau représentant des lecteurs du Rez-de-Jardin (« Collège  Chercheurs »), Francisco Roa Bastos, est intervenu pour affirmer son soutien à notre combat contre la suppression de dizaines d’emplois non titulaires et contre le démantèlement des métiers et missions, soutien qui sera réaffirmé tout au long de la journée par de très nombreuses personnes, étudiants comme chercheurs émérites (dont des personnes haut placées des universités de Naples, Montréal, Princeton, La Sorbonne, Salamanque, etc.), révulsés lorsqu’on leur annonçait ce qui les attendait en septembre. Rayonnante, la motivation des agents faisait plaisir à voir, notamment celle des personnels non titulaires et parmi eux certains qui vont être remerciés définitivement par l’établissement dès la fin juin dans la logique de précarisation à outrance. Alors qu’il avait été prévu de bloquer l’exposition Debord, il est décidé d’y renoncer tant celle-ci n’accueille qu’un nombre infime de visiteurs. A croire que la récupération du situationnisme ne soit pas parvenue à prendre Racine !…

Quant au bilan,  on peut recenser dans les départements les plus affectés Philosophie-Histoire-Sciences sociales (D1) et Littérature & Arts (D4), qui représentent plus de 75% des communications habituelles de l’établissement. Les salles J (entièrement) et D (mezzanine) fermèrent dès le début et en milieu d’après-midi, c’est G, H, A et B qui tombèrent le rideau à leur tour. En F (tout comme en RS), on pallia temporairement l’absence de magasinier par la présence d’un… agent de sécurité ! Une pagaille monstre qui s’accentua encore plus le soir où une délégation des grévistes put se rendre compte de l’impéritie totale d’une administration aux abois. Que dire en effet des prises de position effarante du haut encadrement qui préféra former à la va-vite (5 minutes !) des directeurs de département apeurés et déboussolés aux tâches de magasinage plutôt que de fermer boutique en Rez-de-Jardin !… Fidèle à la boutade sarkoziste « Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit », la Direction de l’établissement a préféré maintenir à tout prix l’ouverture des salles, parfois sans plus aucun bibliothécaire ni magasinier (tel en salles L et T ! ), souvent une seule personne, faisant fi des règles les plus simples et essentielles de sécurité qui doivent exister. Seule prévalait en réalité la triste façade de ce village Potemkine, digne des épisodes de manipulation les plus triviaux de Tintin chez les Soviets ! Evidemment, le travail a été, dans les salles les plus atteintes, cochonné au possible par les remplaçants de fortune, provoquant un capharnaüm monstre le lundi matin quand il s’est fallu de ranger des milliers de livres sans filière et rendus deux jours avant dans des conditions catastrophiques qui auraient fait le délice de n’importe quel monte-en-l’air indélicat.

Tout comme le temps ce jour-là, l'accord entre lecteurs et agents de la BnF était au beau fixe.

Tout comme le temps ce jour-là, l’accord entre lecteurs et agents de la BnF était au beau fixe.

Une mise danger des collections, une mise en danger des lecteurs, tout ça au profit de qui ? D’une apparence de normalité écœurante, tout ça pour dire : il ne s’est rien passé, dormez tranquilles, braves gens ! Mais jusqu’où iront-ils, n’ont-ils vraiment pas honte de cette attitude méprisante et irresponsable envers lecteurs et agents ?

Au final, pour les personnels et l’intersyndicale, une réussite pleine et entière, une journée qui en appelle d’autres ! Aussi devons-nous rapidement, personnels comme lecteurs, titulaires comme vacataires, remettre le couvert afin de sauver les emplois, les métiers, les missions et l’intégrité physique de la BnF, tous mis en péril volontairement par une Direction de l’établissement blanche de peur à l’idée de dire son fait à sa tutelle hollando-filippettiste.

2 Commentaires

Classé dans Actualité & Information, Actualité dans les bibliothèques, Culture

GRÈVE MASSIVE À LA BNF !!!

Grève !

Grève !

Grève !

Tous en grève pour défendre la BnF, ses personnels, ses métiers et le service public rendu aux lecteurs !

Tous en grève pour défendre la BnF, ses personnels, ses métiers et le service public rendu aux lecteurs !

Aujourd’hui, l’intersyndicale CGT-FSU-SUD appelle à la grève sur l’ensemble des sites de la Bibliothèque nationale de France. Une réunion avec la direction de l’établissement jeudi 6 juin 2013 n’a quasi rien donné sinon la promesse que les contrats de trois ans des contractuels sur crédits réapparaîtraient à partir de l’année 2014. Face à ce manque de courage vis-à-vis de la tutelle et à l’affirmation par le Président Bruno Racine de sa solidarité pleine et entière avec les menées néo-libérales de sa ministre de tutelle Aurélie Filippetti, les trois organisations syndicales appellent les agents de la BnF et les lecteurs, grandes victimes également des réformes à venir,  voulant leur apporter leur soutien à

se retrouver dans le Hall Ouest du site de Tolbiac (François-Mitterrand) à 12h00 ce samedi 8 juin 2013

afin d’échanger et de débattre de la suite du mouvement et des diverses formes que pourra prendre ce dernier.

Nous ne permettrons pas le démantèlement progressif de la Bibliothèque par ses dirigeants, surtout lorsqu’il s’agit de payer pour les frasques des marchés et sur le dos des fonctionnaires et apparentés, notamment les plus mal lotis parmi eux, les vacataires.  Une première approche laisse à penser que le mouvement sera très fortement suivi tant la colère des personnels à l’encontre de la résignation "accompagnatrice" (c’est leur terme !) de leurs dirigeants est énorme et brûlante, tel un torrent bouillonnant qui dévalerait les tours et emplirait le socle afin d’y noyer la mollesse incapable d’une Direction servile.

*** Une première réunion interne des personnels en AG se tiendra dans les locaux syndicaux à partir de 10h00 (T4 niveau A2) ***

3 Commentaires

Classé dans Actualité & Information, Actualité dans les bibliothèques, Culture

Contre la démolition de la BnF : nous ne nous laisserons pas faire !

La diffusion des tracts sur la précarité, dans le Hall Ouest du site de Tolbiac, a connu un franc succès auprès des lecteurs ce midi, 7 pages de signature de la pétition pour le respect des missions, des personnels et des lecteurs en une heure et les 500 tracts tirés sont partis. Vacataires de tous horizons géographiques et représentants syndicaux ont distribué, avec l’approbation des personnels des vestiaires et des caisses (services très exposés à la rentrée). Les départements Philosophie-Histoire-Sciences-sociales et Littérature & Arts sont bien partis pour la grève samedi prochain 8 juin 2013, SUD et la FSU ont déposé un préavis reconductible à ce sujet, il faut absolument que ça embraye plus largement. Les lecteurs étaient plutôt réceptifs et plusieurs nous ont avoué être contents de voir que ça bougeait enfin !

Il faut bien avoir conscience que la Direction ne pourra demeurer dans sa morgue de mépris de classe éternellement car  ils viennent de céder pour une réembauche en Littérature & Arts, dans un service où les coupes atteignaient la moitié des effectifs non titulaires.

Nous ne laisserons pas détruire la BnF, de ses personnels, de ses métiers et de ses missions !

Dès samedi prochain, les personnels, et notamment les agents non-titulaires sur crédits, seront en grève. Les plans sur la comète totalement irréalistes et autres coquecigrues jetées à la face du personnel par la Direction des Collections et celle des Ressources Humaines sont autant de projets dangereux qui mettent en péril les agents et leur santé, les métiers des personnels et les missions de l’établissement, sans compter l’intégrité physique de celui-ci (vente du bâtiment de Louvois, etc.) .  Tout ça pour complaire à une Ministre bling-bling qui n’ose rien dire aux mesures de rigueur néo-libérale de Bercy et à un Président le doigt sur la couture car il sait bien à qui il doit la prorogation de son mandat en avril dernier. Cet attelage singulier de deux personnes politiquement opposées mais dont les intérêts du moment convergent, fait payer la douloureuse à nous, les agents, à commencer par les plus précaires, dont une partie est mise à la porte comme des malpropres. C’est scandaleux !  C’est pourquoi il faut que nous fassions tout pour que ça ne soit pas un tour d’essai. IL FAUT QUE TOUS LES PERSONNELS, DE QUELQUE CATÉGORIE QU’ILS SOIENT, SE TIENNENT PRÊTS POUR AGIR DES MAINTENANT, IL EST A CRAINDRE QU’IL SERA TROP TARD EN SEPTEMBRE QUAND LA MÉDECINE DE MOLIÈRE QUE NOUS PROMET LA DIRECTION SERA APPLIQUÉE SANS MÉNAGEMENT !!!

La Direction pense avoir les mains libres pour nous dépouiller, réagissons et qu’il lui en cuise bien fort !

Si nous ne faisons pas la  grève maintenant et pour ce qui nous arrive, quand et pour quoi la ferons-nous alors ?

Nous ne nous laisserons pas faire !!!!!!!!!!!!!!

 

Poster un commentaire

Classé dans Actualité & Information, Actualité dans les bibliothèques, Culture

A la BnF, les magasiniers dans le viseur de la Direction

A force de prendre les magasiniers pour des ânes bâtés…

Peu glorieuse est aujourd’hui la situation du personnel de magasinage à la BnF. En effet, à force d’écrémage régulier, les effectifs ont doucement, mais surement baissé au fil des ans, RGPP oblige. Une pénurie de personnels s’est installée cependant que la Direction des Ressources humaines pouvait se targuer d’avoir fait économiser à l’établissement de nombreux ETP (« équivalents temps plein » dans la novlangue administrative, soit un temps abstrait travaillé par une personne abstraite à plein temps). La Direction semble aujourd’hui décidée – les caisses du Ministère sont vides et il faut bien tenir son rang – à arrêter la médecine douce pour appliquer un traitement de cheval aux catégories C qui, comme chacun le sait, se la coulent douce depuis des années. La rigolade est terminée : le temps est venu de la rigueur capitaliste néolibérale consistant à faire casquer les plus petits pour éponger les dettes des gros. Et puis, ne faut-il pas remettre tout ce monde d’en bas à sa place et  faire comprendre qui sont les bons maîtres ? Craignez !…Le magasinage passe à l’essoreuse !… On supprime à tout crin….A toute berzingue !… Les « ETP » au casse-pipe !… Plus qu’à faire suer le burnous à ceux qui resteront et se payer sans vergogne sur le dos des plus précaires : les vacataires !… Bons pour les charrettes automnales. Hop, tout le monde à la porte !… Vite fait, bien fait !…Au bon plaisir des tôliers !..Tout le septième étage de la T2 au spectacle !…La haute en plein délire !…C’est-y pas beau, l’escamotage des pauvres?… Mais quelle est donc la recette pour ce numéro de Top Chef spécial « flouage des sans-grade et du petit personnel » ?

  • -    Tout d’abord en ne renouvelant pas les contractuels sur crédit de dix mois ou moins, voire en licenciant des personnes sur contrat de trois ans (Vestiaires, Accueil, pour commencer). Ensuite, en laissant dans le marasme et sans perspective d’ici la rentrée 2016, les vacataires en CDI arrivés après février 2003. Seuls les quelques miraculés de la loi Sauvadet seront titularisés afin de faire accroire à une volonté sociale de la Direction et de ses Ministères de tutelle qui parfois, donnent dans le conte de fée miniature. La chefferie inspirée par les muses du nettoyage à sec profitera aussi des départs à la retraite ou des mutations des titulaires pour étrangler des deux pouces des services entiers.
  • -    En « rationalisant » le travail. Rationaliser, dans la bouche onctueuse des dirigeants de la BnF, c’est faire tourner à fond la roue le hamster dans sa cage Perrault. Ainsi voit-on pointer la mesure de faire travailler des agents isolés sur quatre étages de tour ou six magasins de socle, comme cela sera très bientôt le cas en Philosophie, Histoire et Sciences Sociales (D1) ou Littératures & Arts (D4). Mieux, on instaure des vagues bien salées et (actuellement en phase de test au D1) à heure fixe afin d’« éviter les flux tendus ». Comme elles risquent de se rejoindre les unes avec les autres du fait de leur taille, le flux tendu au lieu d’être évité sera de fait permanent.
  • -    En sacrifiant la conservation et les chantiers internes en augmentant les heures de service public !

Cette politique aura au vrai pour seule conséquence d’augmenter mécaniquement la  souffrance au travail, thème dont pourtant la Direction de l’établissement a prétendu encore récemment faire une de ses priorités. Le mal-être vient du travail lui-même quand il a perdu son sens et que ses conditions se dégradent. Les fumeuses pistes d’économie n’optimisent rien mais ravagent tout !

.
Comment croire que mettre à la porte des gens formés, compétents, mais non titulaires est une panacée ? Tout ça pour reprendre à leur place d’autres encore plus précaires, sur des contrats de 2, 3 ou 5 mois, qui seront vite jetés à leur tour dans la, rue ? Quel beau modèle d’humanité !..La BnF, phare de la Culture!… Combien de collègues d’un matin ou d’un soir plongés ainsi à nouveau dans l’insécurité sociale, la panade la plus méchante, et tout ça pour quoi ?

"Le gueux rechigne à travailler ? Augmentons-lui la dose !"

Pour un gain de temps de travail qui rendra la vie impossible à ceux qui resteront, ce dès l’automne 2013 ! Car qui croira qu’un agent peut se dédoubler, se démultiplier à l’envi, sorte de Shiva piteux qui n’en pourra plus d’arquer ? Travailler en permanence et tout seul en combinant, bon an mal an, des tâches essentielles tels les rangements des retours, le tri des bulletins (surtout sur des vagues de 50, 100 ou 150 livres !) et le chargement et déchargement des nacelles pour les stations automatisées ! L’encadrement dit de proximité, pris en étau, voudra bien faire son possible pour reboucher la pléthore des trous sur les plannings avec le peu d’agents disponibles mais demeurera malgré lui impuissant : si l’ubiquité était le petit secret du magasinier, on le saurait. C’est méconnaitre, non sans hypocrisie, la spécificité des magasins, qu’on nous présente tous comme identiques, alors qu’il faut souvent y travailler un petit moment afin d’en percevoir toutes les subtilités. Sans parler des risques pour la santé encourue dans les secteurs où l’on porte de lourdes charges. Bref, on va là à l’inverse de ce qui est recherché, sauf à penser que seuls les chiffres arborés sur la vitrine de l’économie budgétaire priment…

.
Nous v’la revenus au temps du portage à Labrouste où quand qu’on se cassait l’échine pour contenter le monde. Ne parlons pas de la victime collatérale de cette politique de maquignon : la conservation. Des enveloppes en berne, des retards de traitements importants ou quotidiens en pagaille, des pleins chariots de livres efflanqués en pleine Bérézina…

.
Cette mise au pas ultralibérale, promue par un Président de droite aux ordres d’un gouvernement prétendument de gauche, est inacceptable. La FSU demande instamment à la Direction de revenir sur les mesures qu’elle entend prendre pour son bon plaisir et de ne pas fracasser les magasiniers sur une enclume idéologique, cependant qu’elle dépense sans limites à tout va dans ses margoulinades de Partenariat Public Privé et autres juteuses goinfreries et  trappes à pognon façon Karmitz .

.

La Direction, bien madrée, peut tout de même commencer à se faire du mouron: les virés et les claqués, dont certains commencent à sentir le mauvais vent du boulet gesticulo-gestionnaire, et toutes et tous ces collègues victimes du sous-effectif volontaire, ne continueront pas de sombrer sans moufeter dans la désillusion et la mouise plutôt qu’exprimer leur colère face à ces injustices imminentes.

.
Face à cela, la seule issue est le rapport de force. Il faut leur montrer que nous ne nous laisserons pas dépouiller de nos métier et de notre qualification sans rien dire.  Aussi la FSU appelle-t-elle à enclencher un mouvement de résistance rapide, en coordination avec l’ensemble des magasinières et magasiniers, des personnels d’autres catégorie et des organisations syndicales.

.
Une première assemblée générale aura lieu demain vendredi 17 mai 2013 sur le site de Tolbiac devant les globes de Coronelli au bout du Hall Ouest, de 12h à 13h00.

2 Commentaires

Classé dans Actualité & Information, Actualité dans les bibliothèques, Culture

BnF : vente à la découpe !

Communiqué de presse
FSU – Bibliothèque nationale de France

La FSU avait dénoncé la reconduction de Bruno Racine à la tête de la BnF. Elle y avait vu là un désengagement du Ministère de la Culture permettant à un homme de droite de continuer les réformes libérales entreprises par l’ancienne majorité. La politique du Président de l’établissement consiste à poursuivre la mise en oeuvre, via sa filiale commerciale « BnF Partenariats », de l’expropriation de milliers d’oeuvres du domaine public au profit de sociétés privées bénéficiant d’inacceptables droits d’exclusivité.

Des conditions stupéfiantes semblent avoir prévalu au maintien de Bruno Racine : la liquidation de plusieurs sites de la BnF, à commencer par le bâtiment de Louvois (département de la Musique) prélude d’un démantèlement annoncé : Château de Sablé, Maison Jean Vilar, Bibliothèque de l’Arsenal… Cette décision porte atteinte à l’intégrité même de l’établissement public et rompt avec des siècles de sanctuarisation des collections patrimoniales. C’est que les caisses du Ministère sont vides : Aurélie FILIPPETTI a été priée (ironie du sort, par le désormais fameux Cahuzac entre autres) de les remplir coûte que coûte en imposant aux établissements sous tutelle des conditions indignes. Bruno RACINE aurait été au courant de ces conditions depuis le mois de décembre 2012 ; il en aura accepté les termes pour pouvoir continuer de présider « BnF Partenariats » dont les menées financières suscitent la colère des associations professionnelles et de la communauté scientifique.

Pour faire avaler la couleuvre, la Direction de la Grande Bibliothèque semble avoir fait le choix d’une stratégie prudente visant à se séparer des meubles en échelonnant les annonces sur 5 ans. Que dire de la raison évoquée par la Directrice générale lors du CHSCT : le bâtiment de Louvois serait cédé à l’OPPIC, maître d’ouvrage du Ministère de la Culture. En réalité le Ministère vendrait ensuite cet immeuble situé dans un quartier où le prix au m² est très élevé. Les conséquences d’une telle opération immobilière seraient très graves : comment personnels et collections (12Km) seront-ils réaffectées au sein du Quadrilatère Richelieu en pleine rénovation ? La salle Labrouste serait, cerise sur le gâteau, rétrocédée à la BnF afin de pouvoir les accueillir : un véritable retour à la case départ.

L’austérité imposée par le Ministère de la Culture n’est pas une fatalité : elle est le produit de la politique d’un gouvernement soumis aux intérêts du capital : ainsi, le cadeau de 20 milliards offert aux entreprises sous forme d’un crédit d’impôt représente près de 6 fois le budget consacré à la culture. Il est inacceptable que les agents de la BnF paient sous forme de baisses de crédits, de suppressions de postes et, désormais, de ventes de bâtiments patrimoniaux la facture des aides versées à un patronat qui continuent de licencier à tour de bras. La FSU avait appelé la semaine dernière à la résistance demandant à Aurélie FILIPPETTI de se ressaisir. Le Ministère et la direction de la BnF semblent avoir perdu le sens de la morale publique. AUSSI, AVEC TOUTE L’ÉNERGIE POSSIBLE, LA FSU REFUSE-T-ELLE CETTE VENTE A LA DÉCOUPE DU PATRIMOINE !

Le samedi 13 avril 2013.
Contact presse : fsubnf.com@gmail.com

Poster un commentaire

Classé dans Actualité & Information, Actualité dans les bibliothèques, Culture, Hygiène et sécurité

Aurélie Filippetti reconduit le mandat de Bruno Racine à la tête de la BnF : les affaires continuent, l’entreprise de démolition aussi…

Communiqué de presse
Section FSU de la Bibliothèque nationale de France
.
Le mercredi 27 mars, lors du Conseil d’administration de la Bibliothèque nationale de France, le Président Racine a annoncé que Mme Filippetti avait obtenu du gouvernement qu’il renouvelle son mandat. Cette décision, prise par la nouvelle majorité socialiste de maintenir à la tête de la BnF un homme nommé par un gouvernement de droite prend pour nous une signification politique particulière : celle d’un désengagement moral et financier du Ministère de la Culture.
.
Ainsi pourra être poursuivie la politique de liquidation d’un projet ambitieux qui était celui d’une bibliothèque universaliste et humaniste dont les deux niveaux d’étude et de recherche devaient participer à une dynamique nouvelle amenant les lecteurs à entrer progressivement dans le champ des connaissances encyclopédiques.
.
Cette politique d’abaissement de l’offre documentaire, de réduction des espaces de lecture, et de services rendus aux lecteurs, menée sous l’impulsion de Bruno Racine, se traduit en même temps et dans la même logique par le développement de partenariats et de mécénats qui hypothèquent chaque jour davantage l’indépendance morale de la BnF et aliènent ses missions à des intérêts financiers quine sont pas ceux des usagers.
.

"J’adore la Culture mais celle des sunlights et des cocotiers, pas celle des bouquins poussiéreux même pas numérisés  et leur cohorte de fonctionnaires has been que doit se farcir mon friend Bruno the 3rd, là-bas, à Paris, dans la grisaille… Big up à toi, Nono, you’re always in my mind !  "

Ainsi, la création de la filiale « BnF Partenariats » a récemment permis que des contrats passés avec des entreprises privées transforment du jour au lendemain des documents patrimoniaux libres de droits en marchandise. Ces collections numériques sont dès lors expropriées du domaine public pour une durée de dix ans à l’exception de ceux qui pourront les consulter sur place. Cette opération, frappée au coin du plus pur libéralisme économique, a soulevé une vague de colère et d’indignation sansprécédent au sein de la communauté scientifique et des associations professionnelles dans l’indifférence la Ministre de tutelle. Autre exemple : une partie de la bibliothèque a été bradée à lasociété MK2 alors que nous manquons de place pour faire face à l’accroissement de nos collections.
.
Mais le pire est encore à venir. Matignon exige 3,3 millions d’économies supplémentaires à la BnF : cela va intensifier les suppressions de postes et rendre toujours plus difficile l’accomplissement demissions dévolues à un établissement comme le nôtre. Malgré l’accroissement de la dette, d’autres choix politiques demeurent possibles. C’est pourquoi nous appelons Aurélie Filippetti à mettre fin à la curée avant qu’il ne soit trop tard. La « culture pour tous » initiée par André Malraux, avec la vision émancipatrice qu’elle proposait, est un bien inestimable en des temps de montée de l’obscurantisme et de l’intolérance. Nous sommes dépositaires et garants d’un patrimoine intellectuel qui conjugue la force des libertés avec une longue histoire : nous nous battrons pied à pied pour qu’il soit sauvé. Aussi appelons-nous l’ensemble de la communauté scientifique, des chercheurs et usagers de la BnF à se mobiliser avec ses personnels pour défendre ce formidable outil encyclopédique et démocratique d’accès aux savoirs. Après des années d’indignation et de colère, c’est aujourd’hui à la résistance qu’appelle la FSU !

 

Poster un commentaire

Classé dans Actualité & Information, Actualité dans les bibliothèques, Culture