L’enfer de la bibliothèque

Farfouillant dans nos archives, nous sommes tombés sur la feuille de chou d’information de la Bibliothèque nationale de France à destination de ses lecteurs qui se nomme Lettre aux lecteur de la Bibliothèque nationale de France (outre celle-ci, existent aussi le magazine Chroniques, avec des articles culturels intéressants et, à destination des personnels, le mensuel Trajectoire, sorte de Pravda locale rédigée par l’administration et où tout va toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes, bref toute la propagande et la vacuité du journal interne d’entreprise en quatre pages A3)  . Précisément, dans le n°29 de la Lettre en date de mars 2008, ayant droit à une rubrique en sa qualité de représentant des lecteurs (collège Recherche), l’universitaire orléanais William Marx avait rédigé un billet pour illustrer la finesse d’utilisation du bâtiment de Tolbiac pour le lecteur lambda, que nous vous proposons ci-dessous. Croustillant.

Journée presque ordinaire à la BnF

Ce jour-là, il pleut sur Paris et il vente un peu plus fort que d’habitude. Mais, sur le toit de la biblothèque, c’est la tempête. Le parcours réputé antidérapant ne tient guère ses maigres promesses. Vous pouvez à peine tenir sur vos deux jambes. Quant à avancer…

Vous parvenez malgré tout à l’étroit boyau qui permet de pénétrer en file indienne, dans la bibliothèque. La vraie question est celle-ci : quelle subastance illicte l’architecte a-t-il pu absorber le jour où, pour un bâtiment gros comme une montagne et supposé attirer les foules, il n’a prévu d’entrée que par un trou de souris (plus exactement, deux trous de souris à l’EST et à l’OUEST : rendons -lui cette justice) ? Sans compter l’ascension du toit, obligtatoire pour quiconque veut aller au jardin. Cette parole évangélique vous revient à l’esprit : il est plus facile pour un chameau de passer par le chas d’une aiguillle que pour un lecteur de la BnF d’accéder aux salles de lecture. Ou quelque chose comme ça…

Contrôle de sécurité : vous avez pensé, bien sûr, à ne laisser aucun objet m’étallique dans vos poches. Manque de pot, ça sonne quand même. L’intrus est démasqué : un seimple bonbon dans son emballage. Pas surpris, le moins du monde, le garde vous explique que le papier argenté doit contenir un peu d’aluminium. Finalement, vous franchissez le barage, non sans vous interroger sru les raisons d’être d’un contrôle qui vous interdit de pénéter dans la bibliothèque avec un bonbon dans la poche . Heureusement, comme votre bouteille d’eau dans la sacoche passse sans problème, vous rendez grâce aux concepteurs du plan Vigipirate de s’être au moins rendu compte que la BnF n’est pas un avion. Vous parvenez au vestiaire : ambiance des mauvais jours. Avec l’expo érotique et le gros colloque du moment, le personnel est débordé. Il n’y a plus de mallette disponible, et vous êtes fermement invité à aller vous faire voir du côté du vestiaire OUEST : soit naïve, soit vous prenant pour tel, la jeune femme croit vous rassurer en précisant que c’est juste en face. Heureusement, vous réussissez à attraper un lecteur sur le départ pour qu’il vous refile son précieux conteneur. A quand un marché noir de la mallette dans le hall EST ? Vous arrivez enfin en salle U. Vous cherchez un terminal : sur les douze disponibles, quatre sont privés de chaise (celles-ci, désarticulées, vont finir leur vie dans un coin de la salle). Fallait-il venir avec son pliant ? Autant de terminaux sont HS. Comme vous ne l’êtes pas moins, vous regagnez votre place. L’affiche de l’exposition en cours accroche alors votre regard : “L’enfer de la bibliothèque”. C’était donc ça !

Site François Mitterrand, 15 janvier 2008, 15 heures

Laisser un commentaire

Classé dans Actualité & Information

Appel de laboratoires CNRS contre la pression des grands éditeurs scientifiques

Une vingtaine de laboratoires du CNRS a élaboré un Appel pour des négociations équilibrées avec les éditeurs de revues scientifiques, déjà signé par près de 1500 personnes. La FSU-BnF s’est indignée contre les “accords globaux” (“big deal”) que la direction de la Bibliothèque nationale signe à tout va, et particulièrement contre le dernier, conclu avec la société Elsevier, qui est aberrant sur le plan économique comme sur le plan de la politique documentaire. Nous reviendrons prochainement sur ce point.

Dans l’attente, nous soutenons et relayons cette initiative : http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/petitions/index.php?petition=3&signe=oui

Laisser un commentaire

Classé dans Actualité & Information, Actualité dans les bibliothèques

La CGT et la FSU communiquent à l’occasion des voeux du Président Bruno Racine

Les sections CGT et FSU de la BnF ont communiqué à l’occasion des vœux du Président Bruno Racine :

ON VEND LA BNF ET SES MISSIONS

Une filiale de droit privé pour la numérisation

Malgré la demande du report du point inhérent à la création d’une filiale et l’opposition unanime des organisations syndicales, le Conseil d’administration du 8 décembre 2011 a été contraint de se prononcer pour la création d’une filiale dénommée « BnF-Partenariats » dont la BnF serait actionnaire à 100 %.

Ce projet de filiale de droit privé, prendrait la forme d’une société par action simplifiée (SAS) permettant de recueillir le financement du programme nationale des investissements d’avenir (le fameux Grand emprunt).à hauteur de 150 millions d’euros. Sa mission principale sera de faire numériser et valoriser commercialement les collections de la BnF par des prestataires.

Des affaires de l’esprit à l’esprit des affaires

En cédant des pans entiers de nos missions à des entreprises privées, nous assistons bien à un désengagement brutal et irresponsable de l’Etat. A terme, le risque est de voir cette filiale voler de ses « propres ailes » et de récupérer l’ensemble des fonds numérisés, ainsi que leur exploitation commerciale. D’ores et déjà, nous savons que la BnF ne sera pas autorisée à mettre à disposition gratuite des lecteurs les fonds numérisés pendant une période de 7 ans afin de permettre aux partenaires privés de rentabiliser leurs investissements. Dans ce contexte, Gallica, aujourd’hui en libre accès et déjà malmenée par une politique peu respectueuse des missions de la BnF, est condamnée à dépérir.

Cette politique se plie de manière ostensible aux intérêts financiers passant ainsi des affaires de l’esprit à l’esprit des affaires. Nous sommes désormais entrés dans l’ère de « l’économie de l’immatériel » et « des industries culturelles ». Partout, il est question de marchandisation des savoirs, de dérégulation de la culture et de la création. A la BnF, cela se traduit par l’autorisation d’occupation du domaine public par le MK2, par l’ouverture prochaine de boutiques sur l’esplanade ainsi que par une politique d’acquisition de ressources numériques dictée par les intérêts des grands éditeurs

Nous allons devoir travailler pour le privé !

Avec la filiale « BNF-Partenariats », l’organisation des missions et du travail des services de la BnF va être profondément modifiée, notamment pour garantir la mise à disposition des ouvrages et des méta données.

A cette étape en effet, rien ne garantit que la BnF obtienne les fichiers numériques réalisés par ces « partenaires » à partir de ses collections avant la fin des périodes d’exclusivité commerciale, périodes qui seraient bien supérieures aux sept ans recommandés par la Commission européenne. Cela signifie que pendant des années, ces documents ne seraient accessibles que sur les sites payants de prestataires privés, pas sur Gallica, et peut être même, non consultable gratuitement dans les emprises de la BnF par les lecteurs. Quel abandon des missions fondamentales de la bibliothèque au moment même où les éditeurs déversent tout et n’importe quoi dans Gallica !

Aucun moyen pour la BnF

De plus, malgré nos différentes demandes, l’administration n’a pas fourni les éléments permettant de mesurer la charge de travail nécessaire pour garantir la mise en disposition des ouvrages. Or les estimations faites par les services compétents indiquent clairement que le saut quantitatif imposé par les volumes de documents à numériser dans le cadre du grand emprunt se traduira par une augmentation de la charge de travail en dizaines d’ETP supplémentaires.

La numérisation de masse sur crédit CNL depuis 2006-2007 a déjà montré que les quelques postes de contractuels crées pour accompagner cette montée en charge étaient insuffisants et que l’essentiel de cette nouvelle charge est portée par des titulaires ou contractuels en poste avant cette opération.

Au passage, notons que tant à la DCO qu’à la DSR, ce transfert de charge s’est effectué sans véritable réduction des autres activités.

Comment peut-on penser qu’il pourrait en être autrement, avec des volumes plus importants pour l’appel à partenariat, des entreprises « partenaires » qui ne seraient plus tenus par les exigences des marchés publics et qui imposeraient leurs desiderata, et une RGPP qui continue de s’appliquer ? Il semble insensé que ce point ne soit pas étudié au préalable.

De plus, la filiale sera constituée en premier lieu de cinq agents pour son fonctionnement (la directrice est déjà en poste). Pour la BnF, l’évaluation en personnel pour la mise en œuvre pratique des programmes est estimée entre 10 à 15 agents sur des contrats à durée déterminée. Le reste du travail devra donc être absorbé par les personnels.

Quelle bibliothèque numérique pour la France ?

Rappelons que selon le Contrat de performance 2011-2013, l’objectif numéro 1 de la BnF est de devenir une bibliothèque numérique de référence. A de nombreuses reprises, les organisations syndicales ont dénoncé ce marché de dupes : comment développer l’offre numérique à grande échelle sans recrutement de personnel statutaire et qualifié sur ces nouvelles missions ?

Car l’enjeu demeure celui-ci : quelle politique numérique la BnF doit-elle adopter pour réaliser ses missions au service de ses publics ?

La CGT et la FSU pensent que la BnF doit avoir les moyens de numériser le cœur de ses collections, les documents rares et précieux, ou devenus uniques avec le temps. Cela signifie que tout est mis en œuvre pour que la préparation à la numérisation de ces documents, permettant que ceux-ci ne soient pas dégradés et que leur mise en ligne soit gratuite, soit l’occasion d’une éditorialisation enrichie.

A ce titre la CGT et la FSU pensent qu’il faut veiller à ce que Gallica continue de s’enrichir sur la base d’une politique documentaire conduite par les bibliothécaires, dans le respect des missions de service public dévolues à la BnF.

Ce n’est pas ce qui ressort, loin s’en faut, de l’appel à partenariat. D’où la nécessité que la BnF conserve le contrôle de la numérisation de ses collections, qu’elle l’organise elle-même, et donc que lui soient alloués, en augmentation de sa subvention et non en prêt remboursable, les millions promis à des prestataires privés via la Filiale.

 La CGT et la FSU, le 9/01/2012

 

Laisser un commentaire

Classé dans Actualité & Information, Actualité dans les bibliothèques, Culture

“La liseuse est dans l’escalier”

Voici un article pertinent de Jean-Luc Porquet dans Le Canard Enchaîné n°4756 en date du 21 décembre 2011 (p. 5) qui dénonce cette nouvelle lubie commerciale qu’est le livre électronique et que cherchent à vendre à tout crin les enseignes “culturelles” dominantes aujourd’hui. Et c’est pourtant devant cette liseuse que se prosternent les dirigeants actuels de la BnF dès lors que cette liseuse transcendantale, ce sacré coeur électronique leur apparaît, nimbé dans un ciel digne de Philippe de Champaigne (mais avec les fumées de la déchetterie d’Ivry au loin il est vrai),  surplombant le  pauvre jardin étique prisonnier des quatre tours d’arrogance.

 

 

Laisser un commentaire

Classé dans Culture, société

Voltaire, un coeur à prendre !

On sait que Voltaire, mort en 1778, repose dans la crypte du Panthéon depuis 1791. Selon l’ouvrage de Philippe Barret (né en 1945, cet ancien élève de l’École normale supérieure, docteur en sciences politiques a été nommé Inspecteur général de l’Éducation nationale en 2010), Les écrivains français en leur tombeau, paru en 1997, son coeur se trouverait à la Bibliothèque nationale de France, sur le site de Richelieu, plus précisément dans son salon d’honneur.

Le lendemain de la mort de Voltaire, quand on ouvre son corps, on en retire le coeur, mis dans un liquide propre à le conserver. Le marquis de Villette garde le tout dans son hôtel. Son acquisition par l’ami du défunt fut aussitôt contestée par la légataire universelle, Mme Denis, et par ses neveux. La protestation est rendue publique. Elle n’empêchera pas Villette de garder sa précieuse relique à Paris, puis dans son château, près de Pontoise. Le 16 décembre 1864, ses hériters chargent leur représentant, Léon Duval, de porter le coeur de Voltaire à la Bibliothèque impériale, dans un vaisseau de métal doré. Le dépôt est reçu par Victor Duruy, ministre de l’instruction publique. Il porte cette inscription : “Le coeur de Voltaire, mort à Paris le XXX may MDCCLXXVIII.
Il se trouve encore aujourd’hui dans le salon d’honneur de la Bibliothèque nationale.

Voltaire, une icône française

Voltaire par Houdon, 1778

Le coeur de Voltaire giseraitdans le socle de la statue de Voltaire ( sculptée par Houdon) installée dans le Salon d’Honneur du site Richelieu (au milieu du couloir dit de “l’administration”, en face de l’entrée principale sise au 58). Du moins, jusqu’au début des travaux de la zone 1 du site Richelieu, actuellement en chantier, ce qui aurait  nécessité son déménagement sur le palier du Département des Médailles. Mais pendant le transfert, des bruits, odeurs, ou liquides inquiétants particulièremnet nauséabonds émanant du socle, auraient alerté les badauds qui baguenaudaient et les services de sécurité, ce qui aurait conduit à ausculter le réceptacle renfermant le coeur, et le coeur lui-même. Il aurait alors été examiné et mis en surveillance par les services spécialisés de la BnF. Il y serait toujours à l’heure actuelle. Tout cela et les questionnements qui accompagnent ce genre de découverte ne manquent pas d’interpeller sur les conditions de conservation, de surveillance, et “d’ouverture” du réceptacle qui se sont succédés depuis le don à la BnF par la famille héritière du reliquaire. Des conditions parfois énigmatiques et controversées -  y compris celles dues au Président en exercice à l’époque – qui viennent rajouter aux péripéties et débats ayant trait aux devenirs de  la dépouille en tout ou partie de l’homme illustre, objet de nombreuses convoitises ou rejets au fil de l’histoire.
En procédant à quelques recherches (non porno !)  sur Gallica, voilà sur quoi nous tombons :

Voltaire à la Bibliothèque nationale de France
par Annie Angremy
Conservateur général à la Bibliothéque nationale de France,
Responsable de la section française du département des Manuscrits”

Extrait :

La Bibliothèque nationale de France abrite, depuis 1864, le coeur de Voltaire. Dans le salon d’honneur du site Richelieu, où la Bibliothèque royale s’était installée au XVIIIe siècle, les hôtes sont accueillis par le plâtre original du “Voltaire assis” de Houdon (1781). Sur le socle de la statue, on peut lire cette inscription: “Coeur de Voltaire donné par les héritiers du marquis de Villette“.

Le salon d'honneur de la BnF sur le site de Richelieu

[...] Avant de revendre Ferney, dès 1785, le léger marquis de Villette avait fait mettre sur la porte de la chambre de Voltaire où se trouvait le “mausolée” du coeur de Voltaire, érigé par Racle, la phrase suivante : “Son esprit est partout et son coeur est ici

Voici par ailleurs ce qu’écrivait récemment Isabelle Dussert-Carbone, directrice de la Conservation à la BnF, à ce sujet :

En juin 2010, sur le site Richelieu, lors du déménagement de la statue de Voltaire du Salon d’honneur vers le palier du Musée des Monnaies et Médailles,  une odeur très forte a été repérée.  Le laboratoire du département de la conservation (DSR/DSC) a été saisi d’une demande d’analyse  qui a conduit, le 12 juillet 2010, en présence du Président et de la Directrice générale, à l’ouverture du socle de la statue de Voltaire et à l’extraction d’une boîte en bois. Celle-ci a été transportée au laboratoire ; son contenu a été examiné sous hotte à produits chimiques. Dans la boîte se trouvait un cœur en métal doré (percé de deux petits trous) portant l’inscription suivante : Cœur de Voltaire mort à Paris, le 30 mai MDCCLXXVIII. Sur ce cœur en métal reposait le procès verbal daté de 1864 et signé par MM Victor Duruy (Ministre de l’Instruction Publique) et Léon Duval (avocat des héritiers de M. de Villette) quand le cœur fut remis à la Bibliothèque Nationale.
La recherche sur le coeur de Voltaire est menée par Nathalie Buisson, ingénieure au laboratoire scientifique et technique de la BnF avec l’appui d’Amandine Pequignot, spécialiste de la conservation des tissus animaux au Muséum national d’histoire naturelle. Thi Phuong Nguyen, ingénieure du laboratoire de la  BnF est chargée de  certaines analyses. Une société spécialisée dans l’imagerie médicale en trois dimensions, le Centre de recherche et de restauration des musées de France et plusieurs médecins ont accepté de mettre à disposition leurs matériels et leurs compétences.
Un traitement par anoxie a été effectué afin de prévenir toute dégradation.

Un coeur momifié en boîte (ici celui de Louis XIII, non celui de Voltaire)

Un protocole d’analyses a été validé :
- analyse des composés organiques volatiles
- analyses par spectrométrie à fluorescence X portable (MNHN) puis par microscope à balayage électronique (C2RMF)
- exploration par scanner médical, puis par  fibroscopie en Centre hospitalier spécialisé
Un premier état de l’avancement des travaux a été présenté aux responsables conservation de la DCO  en juin 2011. Des résultats plus complets seront publiés prochainement. Ils conduiront à la proposition d’un traitement de conservation qui sera validé par un comité scientifique.
En attendant, le coeur de Voltaire est en sécurité, en anoxie, au département de la conservation de la BnF.

Enigme passionnante que celle du devenir de la dépouille de Voltaire, qui après avoir déchaîné les passions de son vivant, continua à faire de même après son trépas, sa dépouille subissant les outrages vengeurs de ses détracteurs, bien malgré lui évidemment, et à …son corps défendant !
Aussi les restes de son coeur questionne les esprits à de multiples égards… Nul doute que toutes les précautions soient prises aux fins d’analyse et de conservation actuelles,  tel que présenté dans l’exposé complet qui en est ainsi fait. Mais qu’en a-t-il été au cours de la longue histoire de cette  précieuse relique, et depuis plus de cent ans à la BnF ?

Des techniques très pointues sont à l'ouvrage dans la reprise en main du coeur par les techniciens du C2RMF.

Car l’on apprend à travers les récits divers glanés de-ci, de-là, que le réceptacle aurait été “ouvert” à travers le temps, des orifices (mentionnés dans l’exposé) réalisés dans la “coquille” de métal, les deux moitiés elles mêmes “ressoudées” à son pourtour.
Un blog parle même d’une ouveture par des “on” et d’un mystérieux “L.T.” et de photos transmises, celées précieusement par le blogueur en personne. Et du coeur apparu lui-même entouré de “bandelettes roses”. Description ne correspondant pas vraiment à celle qui en est faite ci-dessous. Alors… Qu’est-il réellement advenu, est-il toujours à l’intérieur du réceptacle, est-ce toujours les restes calcifiés ou bien un morceau de barbaque postiche ?
Nous espérons bien évidemment que toutes ces interrogations soient sans fondement et simples vues de l’esprit et que les aléas du temps sont seuls responsables de ces apparentes incongruités… Mais le silence entourant les péripéties plus ou moins  récentes, l’ire d’un ancien Président lorsqu’il apprit l’ouverture “incongrue” et à son insu du socle, la fin de non-recevoir des différents acteurs du monde du savoir et de l’hygiène à certaines époques, tout cela pourait laisser accroire à une certaine omerta et laisser ainsi cours à de multitudes suppositions…

…AAHAAaAHHhH AAHAHAHAHHAAAH !!!!!!!!!!!,

le rire de Voltaire quant au devenir de ses restes…

Laisser un commentaire

Classé dans Culture, société